Trois membres de l'association des biffins « Sauve qui peut » interpellé-e-s puis relâché-e-s cet après-midi.
Leur récit
« La police est venue à la Porte Montmartre au moins trois fois saisir et détruire le matériel des biffins vers 16h30. Lors de la troisième expédition, un certain nombre de biffin-e-s - dont Mohamed Zouari, président de SQP, victime de saisies répétées - se sont décidé-e-s à demander aux policiers un procès-verbal de saisie. Refus de la Police ; les demandes ont été enregistrées. M. Zouari a déclaré que cette fois-ci il pouvait se jeter dans la benne avec ses affaires. La foule s'est mise à scander « aux voleurs ! ». Mme Martine a été interpellée, ainsi que M. Zouari et Mme Marie, et emmené-e-s au commissariat vers 17h. Mme Martine a été saisie de façon brutale et Mme Marie a eu droit aux menottes.
Les policiers nous ont accusé-e-s d'avoir commis outrage et incitation à l'émeute, puis nous avons été entendu-e-s séparément pour dresser provès-verbal. Vaines manœuvres pour nous monter les un-e-s contre les autres en nous prêtant de fausses déclarations des un-e-s sur les autres.
Mme Martine n'a pas reconnu les faits, a fait état du refus opposé à sa demande de procès-verbal de saisie et a signé le PV ; Mme Marie a fait des déclarations similaires, explicitant les violences policières et injures entendues, et a signé le PV ; M. Zouari n'a pas accepté les fausses informations figurant sur le PV, qu'il n'a pas signé.
Vers 18h30, nous avons été relâché-e-s, après fin de l'interpellation et procédure de vérification d'identité ».
Dès l'interpellation, une petite dizaine de biffin-e-s ont lancé l'alerte et se sont mis-es en marche vers le commissariat pour soutenir leurs collègues et demander leur libération. Six membres du comité de soutien les ont rejoints dans l'heure alors que Marie, Martine et Mohamed venaient d'être relâché-e-s. Les élus municipaux Verts et G. Briant (PCF) ont été sollicités : Sylvain Garel et Pascal Julien sont venus apporter leur soutien (le premier étant également intervenu téléphoniquement auprès du commissariat).
Sauve qui peut et le comité de soutien ont tenu une réunion impromptue. Des rendez-vous ont été pris pour recueillir les éléments juridiques nécessaires à la riposte, sur ce terrain, à l'escalade de la répression à l'encontre des biffin-e-s et particulièrement celles et ceux qui résistent.