Pendant le 1er Conflit Mondial, les Poilus n'avaient que du mépris pour les gens de l'Arrière, notamment pour l'Etat Major qui censurait les lettres. Il était interdit que leur famille pense qu'ils étaient en danger. Tout ce qui peut évoquer la souffrance ou des insultes aux gradés ou aux membres du Gouvernement était soit barré, soit que le courrier, lui même n'allait pas être envoyé au destinataire. De nombreuses lettres sont encore conservées au Fort de Vincennes. Elles sont consultables sur place, en ayant au préalable contacté l'Armée, ou vous pouvez les lire dans l'ouvrage écrit par Bénédicte des Mazery, « La Vie tranchée » (parue aux éditions Anne Carrière, 370 pages, 19€). Un autre livre, parmi tous ceux qui sont sorti à l'occasion des 80 ans de l'Armistice, sont les « Correspondances de Guerre » de Georges et Blanche Duhamel (éditions Arlette Lafay, 2 volumes) dans lesquels l'écrivain raconte son conflit en tant qu'ambulancier. L'auteur avait reçu le Prix Goncourt pour « Civilisation » paru en 1920. En 2005, il a été réédité dans un recueil intitulé « Vie des martyrs et autres récits en temps de guerre » (édition Omnibus ». Si vous êtes à la recherche d'information sur l'œuvre et la vie de Georges Duhamel, vous pouvez allez sur le site de l'Association des Amis de Georges Duhamel et de l'Abbaye de Créteil (www.duhamel-abbaye-de-creteil.com).
L'Etat Major était placé sous la tutelle du Ministre de la Guerre. En septembre 1914, Alexandre Millerand, le locataire du Ministère, avait convoqué Madame Fraya, une célèbre chiromancienne de la Place de Paris. Elle a conseillé tous ses successeur, et en automne 1917, elle allait même régulièrement à l'Elysée. Elle avait prédit « il n'y aura pas de guerre en 1939. » Est ce que sont ses prévisions qui ont fait que les gradés ont attaqué à plusieurs reprises aux Chemin des Dames, juste pour donné à manger à l'artillerie Allemande? |