| vendredi 12 décembre 2008, a 19:46 |
| Pétition pour la C.F.P.I |
Il y a soixante ans les
horreurs commises pendant la Seconde Guerre mondiale ont conduit la
communauté internationale à proclamer, par-delà
les clivages géopolitiques, que les « actes de barbarie
qui révoltent la conscience de l'humanité » ne
devraient plus jamais se reproduire. La Déclaration des droits
de l'homme du 10 décembre 1948 était voulue «
universelle » ; à cette universalité devait
répondre le projet d'une justice internationale annoncée
dans la Convention contre le génocide, adoptée la
veille au Palais de Chaillot.
Au cours des soixante années
écoulées, le pire s'est pourtant renouvelé.
Génocides, massacres ou violences à grande échelle
se sont reproduits, sur tous les continents, sous le regard d'une
opinion internationale parfois attentiste, parfois mobilisée
aussi.
Mais une justice pénale internationale s'est
progressivement mise en place et, avec elle, les choses ont changé.
Au Cambodge, un tribunal commence à juger les Khmers rouges.
Augusto Pinochet, mort avant d'être jugé, a subi
l'arrestation et les poursuites. Slobodan Milosevic, qui fit couler
le sang dans les Balkans, dut en répondre devant ses juges.
Charles Taylor, qui sema la terreur au Liberia, est aujourd'hui
emprisonné et comparaît à La Haye. Omar El
Bechir, accusé pour le Darfour, trouve aujourd'hui la
justice internationale sur son chemin. Les auteurs du génocide
rwandais sont poursuivis et incarcérés non seulement
par la justice internationale mais aussi par les tribunaux de tous
les continents, où qu'ils se réfugient.
La
création d'une Cour pénale internationale (CPI), à
laquelle la France a participé, ne doit pas être un
prétexte pour ralentir ce mouvement. Au contraire la CPI a
besoin de l'aide des tribunaux de tous les pays car elle serait
impuissante à juger tous les responsables. Son Statut le
prévoit en toutes lettres : « Il est du devoir de chaque
Etat de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables
de crimes internationaux ». Sur ce point, la France est en
défaut. La loi donnant cette compétence aux tribunaux
français, attendue depuis dix ans, n'a toujours pas été
votée. Elle devrait l'être début 2009 à
l'Assemblée Nationale.
Aujourd'hui la France
célèbre les droits de l'homme : c'est bien. Agir
pour une justice internationale efficace serait mieux !
Nous
demandons au Président de la République, au
gouvernement et au parlement de tenir les promesses faites il y a
soixante ans. La compétence universelle des tribunaux français
existe déjà pour les crimes de torture et pour ceux
commis en ex-Yougoslavie et au Rwanda. Elle doit être étendue,
dans les mêmes conditions, à tous les crimes de
génocide, crimes contre l'humanité et crimes de
guerre, sans limitations géographiques.
A
remplir et à envoyer à
: Coalition Française pour la Cour Pénale
Internationale c/o Relex Amnesty International France 76 Boulevard de
la Villette 75940 Paris Cedex 19
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remplir et à envoyer à : Coalition Française
pour la Cour Pénale Internationale c/o Relex Amnesty
International France 76 Boulevard de la Villette 75940 Paris Cedex 19 |
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