Pendant
que Sarko faisait son discours à Douai, les usines Renault et
P.S.A ont fermé leurs portes pour une durée qui va
aller jusqu'à un mois. Il ne s'agit pas de congés, mais
de chômage partiel. Pendant 4 semaines, les ouvriers ne
percevront que la moitié de leur salaire. Pourtant, ils
devront continuer à payer l'intégralité de leurs
factures. Ce n'est pas de cette façon qu'on augmentera le
pouvoir d'achat des Français.
A
Dijon, les célèbres usines Amora vont aussi fermer.
Mais, dans ce cas, ce n'est pas un cas de chômage partielle. Le
Groupe Unilever, propriétaire de la marque, affirme qu'ils
vont continuer la production dans la banlieue. Les salariés
craignent une délocalisation en Slovaquie. Peut-être que
maintenant qu'avec le T.G.V, on peut considérer Bratislava
comme faisant partie de l'agglomération dijonnaise.
A
Evreux, les employés de l'Intermarché, situé
dans le quartier d'Etreville, sont en grève illimitée
pour protester contre la décision de la direction de
l'ouverture systématique des dimanches matin à partir
d'aujourd'hui. Ils réclament le doublement de leur salaire par
Jour du Seigneur travaillé et deux jours de repos
compensatoires. Les clients les soutiennent au grand dam de la
direction, qui trouve ce mouvement illégal. Elle a fait
embaucher des intérimaires pour pouvoir continuer la vente et
menace de geler le treizième mois pour les grévistes.
Si le directeur veut travailler le dimanche, c'est son droit. Mais
seul.
Pour
finir, dans la nuit entre samedi et dimanche, je suis tombé
sur un reportage sur les traders, diffusé sur France 5. Le
plus aberrants, un trader junior, qui gagne 2 500 euros par mois,
français d'origine mais travaillant à la City, a été
dérangé, juste avant la clôture des places
européennes, par l'alarme incendie. Il ne savait pas quoi
faire, alors qu'il savait ce que c'était. Je ne gagnerais
jamais assez pour me laisser bruler sur mon lieu de travail. Mais
lui, il attendait que la Bourse lui dise quoi faire...
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