Le 17 octobre, c'est la journée
mondiale du refus de la misère. J'espère, du fond du
cœur, que le gouvernement va profiter de cette journée pour
prendre de vraies mesures contre la pauvreté. Dans ce domaine,
la dernière loi valable, encore en validité, date de
1954. Elle est dite loi Abbé Pierre, je ne parle pas ici de
cette chose immonde que nos parlementaires ont approuvé sur le
droit opposable au logement. Non, celle qui interdit aux
propriétaires d'expulser les locataires qui ne peuvent pas
payer leur loyer,pendant l'hiver. Vous allez me dire qu'il existe le
décret européen Coluche qui oblige les entreprises
agro-alimentaires de distribuer les surproductions agricoles. Elle
n'est plus valable. Pour refuser la misère, il faut absolument
interdire les fermetures des usines. Et quand un locataire ne paye
plus son loyer, au lieu de faire appel aux huissiers, il faudrait que
les élus mettent en place un organisme qui trouve des
solutions pour éviter les expulsions toute l'année.
Le principe de la journée est
une bonne initiative, mais il ne faut pas mettre la lumière
sur la précarité uniquement quand il y a des morts.
C'est toute l'année que ces personnes ont faim.
Je veux profiter de cet article pour
dire un mot sur la taxe pique nique de Borloo. Les différentes
associations caritatives qui permettent aux plus pauvres de la
France, un des 8 pays les plus riches, telles que les Restos du Cœur,
la Croix Rouge ou le Secours Catholique, distribuent les repas sur
des assiettes jetables, les boissons dans des gobelet en cartons ou
plastique, seront touchées par cette taxe. Déjà
que les donateurs se font de plus en plus rare, et que le nombre de
bénéficiaires augmentent, si elle sont obligées
de payer plus chers leurs couverts, elle ne pourront plus aider
longtemps. Donc j'approuve cette loi, mais il faut que ces
associations en soient dispensées.
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