Encore un petit
article sur l'arrêté. Je sais que là je me suis
trouvé 3 victimes en la personne de Ludivine et de ses
collègues. Ce n'est pas le fait qu'ils fassent de leur mieux
pour faire appliquer qui me gêne. Mais le fait que dès
qu'ils croisent une P.S.E.P, ils ont, dans le regard, autant d'amour
qu'un S.S en avait pour le Juif qu'il était entrain de
fusiller. J'aimerais bien savoir ce que faisaient leurs ancêtres
en 1942. Aujourd'hui, j'ai trouvé une utilité à
ces personnes. Voire même 2.
L'autre jour,
devant le commissariat de la Place de la Comédie, un gars
mendiait. Un jeune passe devant lui, les bras chargé de bric à
brac un chouïa instable. N'étant pas jongleur, le boxon
s'est retrouvé à ses pieds. Le clochard l'a aidé
à ramasser ses machins. Quelques minutes, l'étudiant a
demandé à la cloche s'il ne pouvait pas l'aider à
vider sa voiture. Ses potes se sont perdus entre Avignon et
Montpellier.
Ce matin, un
autre S.D.F remarque une voiture dont le capot fume. Il va voir la
conductrice et lui dit qu'elle a un soucis de radiateur. Il l'aide à
mettre la voiture sur le côté. Elle ne savait pas
comment on ouvrait le capot, il entre dans la voiture et tire la
gâchette. Il lui dit qu'elle doit aller acheter une bouteille
d'eau. Pendant ce temps, en ouvrant la soupape du radiateur, il a
purgé l'eau. Dès qu'elle est revenue, il a mis l'eau
dans le radiateur. La scène n'a pas duré 15 minutes,
mais personne d'autre n'a aidé cette femme. A part le prix de
la bouteille et la pièce qu'elle lui donné, ça
ne lui a rien couté. Et elle a pu honorer ses rendez vous
professionnels. Je pense que parmi le nombre d'automobiliste sur ce
boulevard, il y aurait eu quelqu'un de plus qualifié que ce
clochard. Et ça ne lui aurait rien couté de l'aider.
Mais comme on vit dans un monde d'égoïstes, ce sont
toujours les personnes les plus petites qui sont prêtes à
aider.
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