Dans le numéro du 6 novembre de l'Express, la Poste s'est offerte une campagne de publicité pour vanter ses engagements de service public. Les mêmes engagements seront sûrement malmenés par les prochaines privatisation et ouverture du marché. Dans le magazine, une pleine page de réclame m'a faite réagir. Dans sa mission de service public, mise en place avec la participation du Gouvernement, l'entreprise garantit un bureau à 5 kilomètres et à 20 minutes en voiture, au maximum, pour 90% de la population française. Ce qui veut dire que 10% des Français sont à plus. Ce n'est pas en ville qu'ils habitent. C'est dans les régions les plus rurales, telles que la Lozère qu'ils habitent. Pour moi, c'est une inégalité territoriale inadmissible. D'autre part, il faudrait que l'opérateur national doit être à moins d'une demi heure à pied de chaque Français, soit au moins un bureau postal, proposant tous les services, par commune et ouvert à des heures permettant à tous d'y aller. Ce n'est pas non plus le cas. J'y des fois du mal à aller chercher un colis ou un recommandé à mon bureau, car il est ouvert pendant que je travaille, et, par conséquent, fermé quand je ne travaille pas. Je vis seul, et malheureusement, j'ai très peu de contacts avec mes voisins. Les horaires d'ouverture du bureau sont les horaires traditionnels de bureau, c'est à dire 8h 12h et 14h 16h. Les autres commerces de mon village n'ouvrent qu'à partir de 16h, pour la soirée, ce qui est plus compatible avec les horaires de quelqu'un qui travaille. De plus, en proposant un plus grande amplitude horaire, la Poste peut aider à réduire le chômage en France. J'ai relevé une autre inégalité, durant les fêtes de fin d'année, l'opérateur public faisait une campagne publicitaire qui disait que certains bureaux seront ouverts, dorénavant, jusqu'à 20 heures. Ces ouvertures n'ont eu lieu qu'en ville. |