Mi septembre, les autorités financières américaines lâchent la Banque Lehmann Brothers en faillite. La Banque d'Affaires fut ainsi l'une des premières victimes de la crise. Apparemment, les dirigeants connaissait la vraie situation. D'ailleurs, de nombreux repreneurs tels que H.S.B.C, Morgan Stanley ou Korea Development Bank étaient en contact pour sauver l'entreprise. Mais la direction n'a pas voulu faire les concessions nécessaires. A la veille du naufrage, il restait encore la Barclays et Bank of America pour s'intéressait à ce Titanic financier. Le deuxième lui préfère Merill Lynch, plus saine. Il ne reste plus que le britannique. Mais la Couronne refuse l'alliance, car la Fed n'a pas voulu que Lehman bénéficie de ce plan de soutien. Le 2 juillet, Jérôme Kerviel, une des stars médiatique de ce tsunami, a congédié son avocat, Maître Elisabeth Meyer, par un simple courrier électronique. Dorénavant, le trader de la Société Générale a, pour sa défense, un conseil formé de 6 juristes menés par Eric Dupont-Moretti et Bernard Benaïem. Ce changement d'avocat est lié à un changement de système de défense. Avant, JK ne faisait que de se défendre. Maintenant, il veut attaquer son ancien employeur. Mais ce revirement stratégique laisse sceptique les juges Van Ruymbeke et Dresset, qui ne pensent que le breton avait des complicités dans la banque. Ce changement de méthode a été orchestré par Jean Raymond Lemaire, un expert judiciaire de 55 ans et dirigeant d'une société de conseil en informatique, qui est devenu son patron. C'est ce même personnage qui a hébergé JK alors que tous les médias de la planète le pistaient. |