Il
n'y pas que les salariés de l'industrie automobile qui
trinquent de cette soi disant crise. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de
crise économique, mais les actionnaires ont trouvé une
bonne excuse pour pouvoir délocaliser et augmenter leurs
profits. Les bénéfices n'ont jamais été
aussi hauts, et ils arrivent à mettre des ouvriers sur le
carreau. La mythique marque Amora a fermé son usine historique
de Dijon et celle de Appoigny. Son propriétaire, Unilever, dit
qu'il va juste déménager à Chevigny Saint
Sauveur, dans la banlieue dijonnaise. Il ne faut pas être dupe.
Il ira en Pologne, en Espagne ou en République Tchèque
et il continuera de nommer ces produits « Moutarde de
Dijon »/ Cette appellation n'est pas une indication
géographique de production, mais d'une recette. Déjà
le site d'Appoigny ne conditionne plus les cornichons produits par
les coopératives agricoles locales. Il y a dix ans, le site du
centre ville produisait plus de 117 recettes. A l'époque, le
moutardier appartenait au géant français Danone. Quand
le conglomérat de Riboud s'est débarrasser des
condiments bourguignons, toutes les sauces ont été
délocalisé en Tchéquie et les herbes revendues à
Ducros. Et si le groupe hollandais dit que l'usine coute trop cher,
c'est qu'il a décidé de racheter les palettes plus
chers de 7 % de leurs valeurs normales. Et après on dit que
les 35 heures sont une plaie? Sans oublier que les comptes d'Amora ne
sont en déficit, loin de là. Ce n'est plus possible.
Une seule solution : le boycott.
|