Hier, le bus pour le Droit Au Logement
Opposable (D.A.L.O) s'est arrêté à Montpellier.
Il sera le 17 novembre à Lyon Part Dieu. J'ai pu rencontrer,
pour vous, des bénévoles nationaux et locaux qui se
battent pour le D.A.L.O, ainsi que le cofondateur des Enfants de Don
Quichotte. Le 1er décembre, à 15h, une
manifestation a lieu devant le Tribunal Administratif de Montpellier,
pour soutenir les premiers dossier portés à la Justice.
Juste avant de vous relatez les entretiens que ces bénévoles,
voici quelques chiffres sur le mal logement au niveau national et
local. Même si je suis en accord avec la citation de l'Abbé
Pierre : « On ne pleure pas sur les chiffres »,
j'aimerais vous donner quelques chiffres sur le mal logement en
Languedoc. Dans l'Hérault, il n'y a que 80 places en foyer
d'urgence pour 300 demandes. En France, il y a 3 000 000 de mal
logés, 100 000 demandes d'expulsion, 45 000 demandes D.A.L.O
(chiffre d'août). Sur Montpellier, il y a eu 800 retraits de
dossiers D.A.L.O. Il faut aussi savoir qu'il faut 6 mois entre le
moment où la Préfecture a reçu la demande et
l'obtention d'une réponse ; 6 mois auxquels ils font y
rajouter les 3 mois pour recevoir le récépissé
de demande.
Pour Dominique Mallay, Référent
pour le Languedoc Roussillon de la Fondation Abbé Pierre, « le
D.A.L.O ne doit pas être une parade ». Il a rappelé
aussi la nécessité de renforcer la Loi S.R.U. Le
D.A.L.O doit être là comme un levier qui permettra la
construction de logements sociaux.
Il a aussi rappelé les chiffres
sur le logement en Languedoc: 60 000 ménages sont en attente
d'une attribution d'un logement H.L.M et 25 000 sont susceptibles
d'être éligibles au D.A.L.O. Il a aussi insisté
sur le fait que les dossier D.A.L.O doivent être renouvelés
chaque année. Même le Préfet est au courant de la
situation, toujours d'après le Référent, dans la
Région, il manque la moitié de logement accessible au
plus grand nombre. Pour finir son allocution, il a rappelé les
contexte de la Loi, il faut que l'attente dépasse un délai
anormalement (3 ans pour l'Hérault), avant de saisir la
Commission de Médiation pour y retirer un dossier D.A.L.O.
Même le Ministère du Logement reconnaît qu'il ne
peut y avoir que 28 acceptations pour 720 demandes.
Gérard Ballastre, Vice
Président du Secours Catholique, rappelle que le collectif
D.A.LO regroupe 31 associations. Il souligne que, dans le cadre de la
Loi, c'est la première fois que l'Etat se porte garant du
logement des plus modestes. Au niveau local, il y a 600 000 personnes
qui sont jugés prioritaires et urgentes pour le milieu
caritatif. Environ 40 000 dossiers D.A.L.O ont été
déposés. Les services de la Préfecture en ont
jugé 6 à 7 % non urgentes. D'où vient la
différence?
André Galdemar, le Président
du Secours Catholique de Montpellier, quant à lui, a préféré
dresser un bilan de la Loi en Languedoc. Il y a eu jusqu'à
hier, 28 000 dossier retirés et 12 368 acceptés. Il
faut aussi savoir que dans le Roussillon, le parc social ne
représente que 24% de l'ensemble du parc locatif. Dans
l'Hérault, ce chiffre baisse à 12%. Pour lui, dans la
région, le parc H.L.M ne remplissent pas les conditions
prévues par la loi. Pour lui, il faut exiger une politique
forte dans le domaine. Et surtout que les élus tiennent leur
promesses pour que les personnes en situation précaires puisse
garder leur dignité.
Les 3 intervenants m'ont invité,
avec un journaliste, à leur poser des questions sur le
D.A.L.O. Ils nous ont expliqué que la Commission ne juge que
sur les dossiers. En cas de refus de la Commission, le demandeur peut
saisir le Tribunal Administratif, qui ne jugera, lui aussi, que sur
dossier. Le 1 décembre, un an après la mise en vigueur
de la loi, les premiers dossiers seront porté devant la
Justice. 600 000 ménages peuvent en bénéficier
sur 9 millions. Les 8 millions qui ne peuvent en bénéficier
dès maintenant seront logés ou relogés, en 2012
au plus tard. En cas de refus du logement proposé, on perd le
droit au logement opposable. Il faut savoir que pendant, alors que le
bus D.A.L.O était dans la Cité Phocéenne, la
Préfecture des Bouches du Rhône a mis en place un numéro
de téléphone pour aider pour remplir les dossiers. Le
18 novembre, la Fondation Abbé Pierre de Montpellier
présentera ses statistiques sur la misère sur le
Languedoc au 28 rue Farge. J'ai posé la question si il
soutiendrait ma proposition de la création d'une agence unique
pour le logement, il m'ont dit que cette idée ne serait pas
vraiment réalisable mais peut être mis sur la table. La
loi autorise l'imposition des logements vides, mais les collectivités
locales ne l'appliquent pas. Les mesures de réquisition ne
concernent que les grands propriétaires. Il y a 2 000
logements vides sur Montpellier.
Augustin Legrand reconnaît qu'il
s'énerve facilement quand on ose demander de quel droit on
impose des logements sociaux, mais quand il ne s'énerve pas,
son message ne passe pas. Il a été invité sur
d'autres plateaux que celui de Ruquier, même s'il en a pas
beaucoup, on n'en parle pas.
Dans l'après midi, une table
ronde a été organisé où tous les acteurs
du D.A.L.O(représentant de la Ville, de la D.D.E, de
différentes associations...) étaient présents.
Il faut savoir que lors d'une séance de la Commission, il y a
130 dossiers à traiter, et ils n'ont qu'une journée
pour les étudier. Lors de cette table ronde, j'ai eu vent
d'une famille qui a refusé un logement. Ce refus a été
jugé inacceptable, car il est situé dans la même
ville, mais dans un autre quartier. La famille l'a refusé car
il est situé dans au quatrième étage, sans
ascenseur et qu'un membre de la famille a une maladie respiratoire,
mais ils ne l'ont pas refusé à cause du quartier.
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