Lors de la campagne Présidentielle, le candidat Sarko avait promis la suppression totale de la Carte Scolaire. 18 mois après son installation dans la Rue du Faubourg Saint Honoré, le parcours du combattant continuent pour les parents qui voudraient inscrire leurs enfants dans un établissement différent de celui de leur secteur. En effet, malgré des dossiers plus que bons, les voeux d'établissement ne sont pas toujours respecté. La Rue de grenelle préfère communiquer sur un bilan positif. Selon Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, déclare, dans le Nouvel Observateur en date du 9 octobre :« les demandes de dérogation [...] ont augmenté de 17% cette année, 88% ont été satisfaites. ». Les demandes de dérogation sont affectée suivant les priorités suivantes (extraits du site du Ministère) : handicap, dispense de soins à proximité de l'établissement choisi, bourse au mérite et sociale, parcours scolaire spécifique, frère ou soeur scolarisé dans le même établissement, limite de zone... Par contre le site (www.education.gouv.fr) insiste sur le fait qu'il faut présenter la feuille d'imposition pour l'inscription, mais cette présentation ne dispense pas les parents de remplir un dossier de demande de bourse. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
Je trouve que la carte scloaire est une aberration. Elle ne permet pas l'égalité des chances, qui, est pour moi, le fondement même de la République. Seuls les familles assez aisées demandent des dérogations, et laissent les écoles situés en Z.E.P, aux enfants les plus défavorisés. Il faut casser ce système de caste à la Française, où les meilleurs lycées (qui affichent un taux de réussite aux examens très haut) sont réservés à une élite financière.
A Nice, une mère a réussi aà faire changer d'école à son rejeton. Après une bagarre, elle n'a écrit qu'un seul courrier, à une conseillère de François Fillon, Premier Ministre, qui n'est autre que la marraine de l'élève. Quelques semaines après la rentrée, l'enfant a pu changer d'établissement. Encore une fois, le Français moyen ne voit pas l'égalité. |