Cette après
midi, j'ai pu assister, en qualité de témoins, à
une scène surréaliste. Ça fait un moment que je
vois un garçon, un peu plus jeune, faire la manche sur la rue
de Maguelone, entre la Gare et la Place de la Comédie, en
plein centre ville de Montpellier. J'ai ma sandwicherie préférée
dans cette rue, et comme ma carte de fidélité était
remplie, je voulais lui offrir mon casse dalle gratuit. Quand je suis
arrivé dans cette rue, je l'ai vu en pleine discussion, très
animée, avec trois policiers nationaux, une fille (dommage
qu'elle porte le képi, parce qu'elle serait mignonne) et 2
hommes. Il faut savoir que ce jeune « s'amuse »,
depuis vendredi et l'application du fameux arrêté, à
faire croire aux forces de l'ordre qu'il ne fait pas la manche. Dès
qu'il aperçoit un véhicule ou un uniforme, il cache sa
coupelle, derrière son sac. Il a réussi son coup
pendant 4 jours. Quand le trio a remarqué le subterfuge, le
plus gradé a demandé s'il les prenait pour des
imbéciles ( pour rester poli) en cachant son butin. Comment ne
pas répondre, sans sourire, par la négative, quand vous
êtes arrivés à berner les flics quelques dizaines
de fois? En plus, son collègue lui a demandé où
il habite, il dit à Jacou. Le bleu lui demande encore, s'il
savait où se trouvait cette commune. Il dit qu'il vient à
la Comédie avec le tram 2. Le policier lui dit que Jacou n'est
pas desservi par le tram. Ne jamais demander son chemin aux flics. Le seul truc qu'il connaissent c'est la position des bistrot. Mais vous pouvez pas vous garer en double file, c'est occupé par des voiture blanche avec la guirlande sur le toit. Messieurs les gardiens de la paix, je vous
en supplie, arrêtez de donner la matraque pour vous faire
battre.
La fliquette,
qui paraissait plus intelligente que ses homologues masculins, le
questionne sur le pourquoi il ne chercherait pas plutôt du
travail. Il lui dit qu'il cherche, mais qu'il a claqué son
R.M.I en achetant des enveloppes pour envoyer ses C.V. Il s'est vu
rire au nez. Je suis peut-être naïf, mais j'ai tendance à
le croire. Si j'avais reçu 1 centime d'euros par courrier
envoyé, je serais en train de préparer mon exil fiscal
vers Gstadt. Et si j'avais reçu la même somme par lettre
à laquelle je n'ai pas reçu de réponse, je
serais en train de racheter la station suisse. Mais, ce qui m'a fait
sourire, c'est quand le gradé a dit d'éviter de tendre
le bras le long d'une banque, ils n'apprécient pas trop. On
sait maintenant qui la police doit servir et protéger.
Ensuite, le
trio lui a expliqué que chaque année, la Municipalité
promulgue le même arrêté. Je comprends, désormais,
pourquoi quand un scooter est détérioré
volontairement à Mireval, il n'y a pas de flics à côté.
Ils sont tous à Montpellier, en train de faire la rafle aux
clochards. N'est-ce pas Virgile?(lire le Monde selon Stef Nootz).
Mais, je dois reconnaître qu'ils n'ont rien d'autres à
faire. Hier, il y a eu 4 attaques à main armée relatée
dans le journal gratuit « Montpellier+ ». Mais
que fait la police? Elle verbalise les personnes en situation
d'extrême précarité.
Si la
Préfecture recherche un nouveau symbole pour la police, je lui
propose de prendre le chêne. Vu le nombre de glands qui portent
l'uniforme, au moins on saurait de suite à qui on aura à
faire. Moi qui croyais que les forces de l'ordre n'étaient pas
obligées d'obéir à un ordre s'ils le trouvent
contestable. Enfin, pour cela, il faut avoir quelque chose d'autre
que du vide entre les oreilles. Vivement que Mandroux décide
que chaque policer doit faire du saut à l'élastique du
haut de l'aqueduc des Arceaux. Mais, il n'y aura pas de budget
disponible pour l'achat de l'élastique.
Pour finir, un
petit message personnel à mon pote Jimmy. La prochaine que tu
veux t'inscrire dans les agences d'intérim, fait le entre
juin et octobre. Tu ne risqueras pas de te faire enlever ta voiture
par la fourrière. Jimmy vient d'emménager sur la
capitale du Languedoc. Voulant s'inscrire dans un maximum d'agence et
ne sachant pas où elles étaient situées, il
décide de faire avenue par avenue et s'arrêter devant.
Au bout de l'avenue de Toulouse, il voit une à sa droite et
une à sa gauche. Il se gare, s'inscrit dans la première,
puis dans la deuxième. Quand il sort, il voit sa voiture sur
le camion de la fourrière... |