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le blog de la résistance à sarko
samedi 07 février 2009, a 15:05
Accéder 7 exister

ACCEDER 7 EXISTER

 

La France a, aujourd'hui le 17

avril 2009, 

2 047 jours

(soit 50 232 heures)

pour se mettre en conformité avec sa législation

 

Avec l'APF, je m'engage et j'agis pour que la cité soit accessible aux personnes de handicap en 2015 !

 

Accéder 7 exister… 7 situations de la vie quotidienne qui semblent anodines pour la plupart des citoyens, 7 situations qui se révèlent de véritables parcours du combattant pour les personnes en situation de handicap ! Constatez l'ampleur du problème et aidez-nous à le résoudre en vous engageant à nos côtés.

 

Déplacements

Consommation

Transports en commun et voirie

Commerces de proximité, banques, assurances

Ex : prendre le bus, se déplacer dans la rue…

Ex : acheter une baguette, des fleurs, des médicaments…

Santé et bien-être

Sports et loisirs

Cabinets médicaux, structures de santé

Théâtres, cinémas, musées

Ex : aller chez le médecin, chez le kiné, à l'hôpital…

Ex : pratiquer le basket, aller voir une pièce de théâtre….

Démarches administratives

Etudes et emploi

Administrations, institutions

Ecoles, locaux de travail

Ex : retirer un colis à la Poste, se marier à la mairie…

Ex : accéder à la salle de classe, à la cantine, aux salles de réunions…

Logement

 

Logements et parties communes

 

Ex : trouver un logement accessible et facilement adaptable, pouvoir ouvrir sa boîte aux lettres…

 

 

QUI QUE VOUS SOYEZ

 

Elu, chef d'entreprise, artisan, commerçant, étudiant, médecin, employeur, représentant du personnel, responsable de structure de loisirs ou de culture, artiste, chauffeur de bus, promoteur immobilier, mère au foyer, pharmacien, professeur, maçon…

 

VOUS POUVEZ

 

Repérer des situations de discrimination liées à l'inaccessibilité ; Sensibiliser les personnes en charge du lieu repéré ; alerter l'APF de votre département ou votre mairie ; Proposer des solutions pour aménager l'accessibilité…

 

AGIR

 

Auprès de vos élus (conseils de quartier, conseil municipal, lettre au maire…) ;

Auprès de votre entreprise (directeur, responsables du personnels, syndicats…) ;

Auprès des commerçants, des artisans, des professeurs, des responsables de salles de cinéma ;

Auprès de vos amis, vos collègues, vos partenaires sportifs…

Toute démarche individuelle est le départ d'un changement collectif auquel vous contribuez

Merci d'avance

 

A remplir et à envoyer à : APF Direction de la Communication 17 Boulevard Auguste Blanqui 75013 PARIS

 

NOM

PRENOM

ADRESSE

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A remplir et à envoyer à : APF Direction de la Communication 17 Boulevard Auguste Blanqui 75013 PARIS


mercredi 26 novembre 2008, a 03:01
Un devoir citoyen

Si vous avez aimé ce blog, votez pour lui, c'est entièrement gratuit. (limité à 1 clique par 24heures calendaires) http://www.weetix.fr/web/laminedor/

vendredi 21 novembre 2008, a 21:41
La suite de la manifestation du 20 novembre

Hier, jeudi 20 novembre, suite à la manifestation pour le retrait de la réforme Darcos, j'ai pris une décision : je mets le blog antisarko3480 au service des syndicats étudiants, lycéens et de professeurs pour créer une coordination nationale. J'attends donc vos mail (antisarko3480@hotmail.fr) ou vos commentaires. Tous les mails seront diffusés, et tous les comm validés. Merci d'avance

mardi 12 mai 2009, a 16:37
Ce n'est qu'un au revoir

Voilà une aventure s'arrête. Celle du blog antisarko3480. Mais rassurez vous, je continue. Je change juste de nom. Désormais vous pouvez me rejoindre sur http://nootzutopia.blog.mongenie.com

A tout de suite

samedi 09 mai 2009, a 16:36
Mail de l'AFPS34 du 26/02

« Gaza est un endroit normal avec des gens normaux »

Entretien avec Mohamed Hassan

Gaza est une société urbaine avec une population très active : intellectuels, clergé, petite bourgeoisie, associations féminines, businessmen travaillant dans l'import-export... Toutes ces classes composent le Hamas en tant que mouvement nationaliste.

Michel Collon : "Vous avez été nombreux à réagir de manière positive à l'interview de Mohamed Hassan sur le Hamas. Beaucoup nous ont exprimé leur besoin d'informations claires, précises et mises en perspective sur ce type d'actualité. Nous allons donc entreprendre avec notre spécialiste du Moyen-Orient une série d'entretiens « Comprendre le monde musulman ». Le but de cette démarche est de vous livrer les clés d'une meilleure compréhension des enjeux propres à cette région riche en matières premières et convoitée par les grandes puissances. Le prochain chapitre de ce dossier portera sur la crise au Soudan et paraîtra le mois prochain. Par ailleurs, quelques lecteurs ont posé des questions supplémentaires sur la précédente interview. Mohamed Hassan y répond dans un second entretien qui clôture ainsi ce premier chapitre consacré au Hamas."

Le Hamas est présenté comme un mouvement terroriste et intégriste. Mais d'un point de vue sociologique, quel genre de dirigeants et de militants actifs compose le Hamas ?

Mohamed Hassan. Vous devez bien comprendre que Gaza est un endroit normal avec des gens normaux. Mais dans un nouveau style colonial nouveau, Israël n'autorise pas le développement de l'économie palestinienne. Car ce développement représente un véritable danger pour l'Etat juif. Gaza a une très bonne base d'artisanat traditionnel. Pour cette raison, Arafat avait déclaré au Parlement européen : « Si vous nous aidez, nous ferons de notre pays un nouveau Singapour. Si vous ne faites rien, ce sera la Somalie ! » Israël a peur de cette économie palestinienne rivale. C'est pourquoi ils l'étouffent afin de garder le monopole. Gaza est une société urbaine avec une population très active : intellectuels, clergé, petite bourgeoisie, associations féminines, businessmen travaillant dans l'import-export... Toutes ces classes composent le Hamas en tant que mouvement nationaliste. Vous avez aussi la paysannerie, mais dans une très petite proportion. Gaza est en effet un des endroits les plus densément peuplés du monde, il n'y a donc pas beaucoup de terres à exploiter.

Le Hamas est donc composé par toutes les classes de la société palestinienne. Cela ne mène-t-il pas à des contradictions au sein du mouvement ?

Mohamed Hassan. Bien sûr, le mouvement n'est pas d'une homogénéité parfaite, mais actuellement, il rallie toutes ces personnes autour de la résistance. En fait, la principale contradiction au sein du Hamas porte sur le fait d'être plus ou moins radical dans le combat. Je sais que certains Européens souhaiteraient que la résistance soit menée par un mouvement plus progressiste, mais l'Histoire n'est pas une science exacte. Comparons avec l'Indonésie. Le premier mouvement anticolonial y était « Sarakat al Islam », un mouvement islamiste créé en 1920 pour combattre l'occupation hollandaise. C'est dans ce contexte que Lénine envoya en Indonésie un communiste hollandais, Henk Sneevliet. A son arrivée là-bas, il trouva ce jeune mouvement nationaliste islamiste. Qu'auriez-vous fait à sa place ? Henk Sneevliet décida de travailler avec eux. Il était très patient et très malin et transforma ce mouvement en un mouvement communiste qui deviendra le Parti Communiste d'Indonésie, le second en ordre d'importance dans toute l'Asie. La patience est essentielle en politique.

On nous demande s'il y a des communistes en Palestine ? Une alliance avec le Hamas est-elle possible comme le Hezbollah l'a fait au Liban en 2006 ?

Mohamed Hassan. En Palestine et dans d'autres pays musulmans, vous avez besoin de communistes spécifiques comme ce Hollandais ; des communistes armés de patience, visionnaires, indépendants dans leurs idées et capables de développer leur tactique sur le terrain. Les Arabes n'ont pas besoin de ce que j'appelle les « communistes du fax », ces communistes qui donnent leurs ordres de l'extérieur. Tous les révolutions réussies ont été « fabriquées maison ». Mais certains communistes arabes sont comme le piment : rouge à l'extérieur et blanc à l'intérieur. Alors que chacun d'entre eux devrait faire son boulot sur base des spécificités propres à sa région. En Palestine, ils doivent trouver les éléments les plus démocratiques qui veulent se battre contre l'occupation. Si c'est le Hamas, les communistes doivent s'en rapprocher et travailler avec eux.

Vous savez, je peux avoir des contradictions avec ma femme, mon fils, ma fille, mon chien et mon chat ! Mais toutes ces contradictions se situent au sein de la famille et je dois les résoudre par la discussion et la négociation. Par contre, si quelqu'un pointe un fusil sur moi, ce sera une contradiction majeure ! Les communistes palestiniens doivent clarifier qui sont leurs alliés et qui sont leurs ennemis. Ils peuvent avoir des contradictions avec le Hamas et les autres partis. Mais ils doivent les surmonter en famille, car ces contradictions sont secondaires par rapport au problème qu'ils ont avec Israël.

Dans la précédente interview, vous avez mentionné la ressemblance entre le Hamas et l'IRA, le mouvement catholique irlandais luttant pour l'indépendance totale de l'Irlande. Mais l'IRA n'a jamais cherché à instaurer un Etat religieux. N'est-ce pas ce qui bloque les Européens progressistes dans leur soutien au Hamas ?

Mohamed Hassan. Je vous ai parlé du mouvement islamiste indonésien. Leur programme maximum était de bouter les hollandais hors d'Indonésie et d'instaurer un régime islamiste. Mais le mouvement a changé par lui-même et est devenu plus tard le Parti Communiste d'Indonésie. Comment le Hamas va-t-il évoluer ? Il n'y a pas de boule de cristal pour nous le dire. Comme je l'ai dit, l'Histoire n'est pas une science exacte. Le Hamas a aussi un programme maximum mais aujourd'hui, leur principale tâche est la résistance à l'Etat sioniste.

Demain, il pourrait avoir une combinaison de différents facteurs, tels qu'un nouveau leadership et de nouvelles idées, qui pourrait faire emprunter au Hamas le chemin d'une révolution démocratique. Le fait est que les progressistes qui veulent soutenir les Palestiniens voudraient avoir la garantie complète que tout se passera bien. Mais il n'y a jamais de garanties complètes.

Qui aurait pu prédire la dégénérescence du parti communiste soviétique qui avait réalisé la première révolution socialiste dans un pays et soutenu tous les mouvements anticoloniaux dans le monde ? Personne n'avait prévu non plus qu'Arafat négocierait les Accords d'Oslo de cette manière. Voilà où nous en sommes : le Hamas est la résistance. Je ne les soutiens pas dans leurs positions sur la femme, dans leur programme économique ou dans leurs idées fatalistes. Je les soutiens sur le point le plus important : ils sont un mouvement nationaliste de résistants qui luttent sur le terrain. Et qui peut dire de quoi demain sera fait ? Vous avez même des mouvements islamistes qui sont devenus des agents pro-impérialistes en Afghanistan ou en Arabie Saoudite par exemple. Pourquoi les personnes qui se posent des questions sur le Hamas ne s'en posent pas aussi sur ces pays ?

Amnesty a condamné le Hamas pour l'élimination d'opposants au sein de la société palestinienne après la guerre. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Mohamed Hassan. Dans toute guerre, vous avez bien sûr avoir des accidents ou des excès. Mais aussi un problème majeur : les infiltrés. Une guerre ne se résume pas à des coups de feu. Il y a aussi la dimension politique. Israël n'attaque pas les Palestiniens seulement avec des bombes, elle les attaque aussi de l'intérieur en créant des ennemis internes. Avec l'Egypte et le Jordanie, Israël a mis sur pied un réseau de renseignements très sophistiqué. Avec l'aide de ces pays, Israël cherche à écraser la résistance palestinienne et le Hamas. Avec tout l'argent qu'ils ont, ils peuvent payer des traîtres. Ces infiltrés utilisent des téléphones mobiles et appellent l'Egypte ou la Jordanie. Ensuite, les informations remontent à Israël.

L'Etat sioniste veut couper la tête du Hamas pour écraser la résistance. Pour arriver à cela, il doit savoir quelle maison il doit bombarder. Il y a quelque chose d'important que vous devez savoir : la première attaque israélienne a été lancée sur le commissariat de Gaza à une heure bien précise, celle du changement d'équipe. C'était le moment exact où il y avait le plus de policiers dans le commissariat. Comment Israël le savait ? Grâce à ses infiltrés. C'est une guerre, pas une party ! Le Hamas se défend.

Pourquoi le Hamas s'est-il récemment approprié les aides de l'ONU ?

Mohamed Hassan. Je crois qu'ils ont été très malins quand ils ont fait ça. Laissez-moi expliquer. Par l'UNRWA et uniquement par cette agence, la nourriture et les aides entrent dans Gaza. Israël pouvait en tirer des informations tactiques. Un élément très important est que la guerre israélienne a été lancée le 27 décembre sur base du fait que les services de renseignement savaient qu'il y avait très peu de nourriture à Gaza à ce moment. Voici comment Israël a procédé : d'abord, ils ont bloqué la frontière pour s'assurer que la nourriture ne rentrerait pas ; ensuite, ils ont attaqué, sachant que les Palestiniens ne pourraient tenir plus de dix jours. Tsahal a bombardé les dépôts de l'ONU pensant que sans nourriture, la population se retournerait contre le Hamas. Mais après le douzième jour de conflit, la résistance continuait et Israël arrêta de bombarder les silos de l'ONU. Je pense que dans le futur, le Hamas ne laissera plus la nourriture brûler à nouveau sous les bombes israéliennes. C'est pourquoi ils veulent assurer eux-mêmes la distribution de l'aide.

Pourquoi le Hamas continue-t-il à envoyer des roquettes étant donné qu'Israël use de cet argument pour sa propagande de guerre et que cela conduit à la répression de la population palestinienne ? Les « Qassam » sont-ils utiles ?

Mohamed Hassan. Pour un rat, l'animal le plus dangereux est le chat. Il se fout du lion ou de l'hippopotame. Et pour le chat, la nourriture la plus délicieuse est le rat. La logique des Qassam se situe à ce niveau. Les Qassam sont une violation de l'embargo et un signe de refus de la concentration des Palestiniens qui vivent dans un ghetto. C'est un message qu'envoie un peuple opprimé : « Nous sommes toujours vivants et nous continuerons la résistance ». C'est aussi un message lancé aux citoyens israéliens qui croient que leur armée et leur gouvernement peuvent leur garantir leur sécurité. Mais après 60 ans, la sécurité de leur nation n'est toujours pas garantie. Beaucoup de citoyens fuient Israël pour cette raison et le gouvernement doit maintenant faire face à une crise démographique. C'est pourquoi les dirigeants israéliens ont fait une guerre pour écraser le Hamas. Et pour avoir assez de juifs et résoudre la crise démographique, ils sont même allés en chercher dans les montagnes du Pérou ! Ils ont converti des Indiens au judaïsme. Ensuite, ils les ont ramenés à la frontière israélienne, en première ligne face à l'ennemi. Ces Indiens ont reçu des maisons et des fusils. Voilà les nouveaux colons. Le fait est que n'importe qui peut vivre en Israël. Sauf les Palestiniens !

entretien réalisé par Grégoire Lalieu & Michel Collon

Publié sur le site de l'AFPS (www.france-palestine.org) le jeudi 26 février 2009 

Avertissement

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samedi 09 mai 2009, a 16:30
Mail de l'AFPS34 du 03/03

"Nous n'avons pas le droit d'oublier ou de pardonner"

Entretien avec Raji Sourani

[Notre action] "fera des dirigeants israéliens, politiques et militaires, des cibles pour ceux qui recherchent la justice et veulent s'assurer que les criminels de guerre devront répondre de leurs crimes."

bitterlemons : Des crimes de guerre ont-ils été commis pendant la récente offensive israélienne contre Gaza ? Peut-on poursuivre les coupables ?

Sourani : Je pense que des crimes de guerre ont été commis, non seulement pendant la brutale offensive israélienne qui a commencé le 27 décembre 2008, mais bien avant.

Nous avons beaucoup travaillé pour enregistrer les crimes de guerre israéliens et nous travaillons dur pour traîner les criminels de guerre israéliens en justice. Cette façon de faire est efficace et la preuve en est qu'Israël a institué de nouvelles procédures pour contrer de telles actions. Il y a une loi du parlement israélien qui punit quiconque donne des informations qui peuvent conduire à une poursuite légale des criminels de guerre et il existe des fonds pour apporter une aide juridique à tout Israélien qui serait ainsi accusé.

De plus, le gouvernement israélien s'est lancé dans une campagne, notamment en Europe, pour persuader les pays de changer leurs lois afin de prévenir la possibilité que des Israéliens aient à répondre de leurs actes devant des tribunaux européens.

bitterlemons : De quelle sorte de crimes parlons nous ?

Sourani : Il y a des cas anciens spécifiques, vérifiés, comme l'assassinat en juillet 2002 de Salah Shehadeh quand une bombe de 985 kilos a été lancée sur une zone civile, tuant 9 femmes et 6 enfants. Pendant la dernière guerre des centaines de bombes de ce genre ont été lancées chaque jour sur la bande de Gaza.

Nous avons préparé une documentation juridique très sérieuse sur les crimes commis contre les civils de Gaza pendant la guerre. Je ne vais pas vous dire quand et comment nous allons utiliser cette information. Mais nous avons des dossiers et des noms ; nous savons où cette information peut être utilisée avec efficacité et nous le ferons tôt ou tard.

bitterlemons : N'y a-t-il pas un problème de démarche si ceci devait être présenté, par exemple, à la Cour internationale de Justice ?

Sourani : Non. Nous évitons tout organisme qui est lié à la volonté politique des Etats-Unis pour la bonne raison que nous connaissons les limites, les pressions et la réalité politique auxquels sont confrontés la Cour internationale de Justice, la Cour pénale internationale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ce que nous recherchons à la place, c'est ce que l'on appelle une juridiction universelle qui ne dépend pas de la volonté politique mais de l'état de droit et de l'indépendance du pouvoir judiciaire dans des pays spécifiques. Nous devons donc vérifier où les Conventions de Genève sont incluses dans le système judiciaire et comment nous pouvons utiliser ce système de façon efficace.

Il est donc très important pour nous de nous coordonner avec nos contreparties dans d'autres pays. Il existe une réelle plage de coopération entre des personnes dans le monde qui recherchent l'état de droit et non la loi de la jungle.

bitterlemons : Il y a eu de nombreuses informations sur plusieurs incidents où des familles ont été décimées et des quartiers détruits. Au regard de ce qui s'est passé lors de ces incidents, comment qualifieriez- vous l'offensive israélienne ?

Sourani : Dans la Quatrième Convention de Genève, on appelle cela de « graves violations » [du droit] ou des « crimes de guerre ». Je ne veux pas exagérer et aller au-delà de cela mais la Cour espagnole, dans sa récente proclamation sur l'affaire Salah Shehadeh, a déclaré que cet incident pouvait être qualifié de crime contre l'humanité.

Nous avons beaucoup de preuves et des dossiers juridiques détaillés sur ces cas qui ont reçu une grande publicité, et bien d'autres. Cela fera des dirigeants israéliens, politiques et militaires, des cibles pour ceux qui recherchent la justice et veulent s'assurer que les criminels de guerre devront répondre de leurs crimes.

C'est notre devoir et notre obligation en tant que militants des droits humains. Nous le devons à la souffrance, à la douleur et au sang des innocents, les civils palestiniens [légalement] protégés de Gaza, et cela apparaîtra dans ce processus juridique. Nous voulons l'état de droit, pas la loi de la jungle.

bitterlemons : Israël va dire que les tirs de roquettes à partir de Gaza sont un crime de guerre. Est ce que cela va compliquer vos efforts pour poursuivre les criminels de guerre israéliens ?

Sourani : Un crime ne légitime pas un autre crime. Si Israël pense que les roquettes sont un crime de guerre perpétré par le Hamas, pourquoi a-t-il peur qu'on mette en place un comité international d'enquête indépendant pour enquêter sur ce qui s'est produit à Gaza et le laisser chercher des deux côtés ?

C'est la mission du Conseil des Droits de l'Homme. Israël n'a jamais autorisé aucun des rapporteurs spéciaux, que ce soit John Dugard ou Richard Falk, à se rendre dans les territoires occupés.

Si Israël pense que les Palestiniens sont coupables de crimes de guerre, qu'il laisse une commission internationale faire son travail. Nous sommes prêts à répondre de nos actes tant que cela opère dans les deux sens.

Mais chacun sait qu'un niveau de souffrance, de massacre et de tuerie comme on l'a vu entre le 27 décembre et le 19 janvier ne s'est jamais produit depuis la Nakba en 1948.

bitterlemons : Pensez vous réussir à traduire des personnes en justice ?

Sourani : Bien sûr. Nous devons être optimistes. Nous savons que les Etats-Unis procurent à Israël une protection légale et politique totale. Nous savons que l'Europe fait partie de la conspiration du silence. Nous savons que l'Europe trouve même des excuses à Israël en affirmant que sa guerre est "défensive". Mais nous savons aussi que cette guerre est la première à avoir été diffusée en direct à la télévision, sous les yeux du monde entier.

Et nous savons aussi que ce que notre peuple a subi était injustifié, injuste et illégal. Nous n'allons pas être de braves victimes qui se tiennent bien tranquilles, nous n'allons pas renoncer.

Nous n'avons pas le droit d'oublier ou de pardonner. Un jour la situation va changer. Est ce que les juifs ont le droit de poursuivre les criminels de guerre nazis ? Bien sûr que oui. Avons nous le droit de poursuivre les criminels de guerre israéliens ? Bien sûr que oui.

Je veux que les chefs militaires israéliens soient traduits en justice. Ils semblent fiers de ce qu'ils ont fait. S'ils peuvent se défendre, eh bien, qu'ils soient traduits devant un tribunal et qu'ils le fassent.

Raji Sourani est le directeur du PCHR, basé à Gaza ( Palestinian Center for Human Rights).

Publié le 23/2/2009 par bitterlemons

http://www.bitterlemons.org/issue/pal2.php

publié dimanche 1er mars 2009 le site de l'AFPS (www.france-palestine.org)

traduction : C. Léostic, Afps

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samedi 09 mai 2009, a 16:27
Mail de l'AFPS34 du 06/03

Communiqué de presse

Mercredi 4 Mars 2009

Ce jour a été lancé le Tribunal Russell sur la Palestine, lors d'une conférence de presse présidée par l'Ambassadeur de France Stéphane Hessel.

En tant qu'initiateurs, Ken Coates, Président de la Fondation Bertrand Russell pour la Paix ; Leila Shahid, Déléguée Générale de la Palestine auprès de l'Union Européenne, de la Belgique et du Luxembourg ; et Nurit Peled, Prix Sakharov pour la Liberté de Pensée, ont présenté l'historique et les raisons qui les ont menés à demander la constitution de ce Tribunal. Au nom du Comité Organisateur, l'ancien sénateur Belge Pierre Galand en a expliqué le fonctionnement.

Parmi la centaine de personnalités internationales qui ont accepté de parrainer cette initiative, messieurs Ken Loach, Paul Laverty, Raji Surani, Jean Ziegler, François Rigaux, Jean Salmon et François Maspero ont tenu à être présents pour exprimer leur soutien.

Dans la lignée du Tribunal Russell sur les crimes de guerre au Vietnam, le Tribunal Russell sur la Palestine est un acte citoyen qui vise à réaffirmer la primauté du droit international comme base de règlement du conflit israélo-palestinien, et à éveiller les consciences sur la responsabilité de la communauté internationale dans la perpétuation du déni du droit du peuple palestinien.

Dans son fonctionnement, le Tribunal Russell sur la Palestine se basera sur des Comités d'Experts et de Témoins, chargés d'établir les faits et l'argumentaire juridique qui sera soumis au Tribunal. Des Comités Nationaux d'Appui prendront en charge la préparation de rapports d'expertise, assureront la mobilisation populaire et médiatique autour du projet et le développement des moyens et des ressources du Tribunal. On peut déjà tabler sur de forts appuis provenant de l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Espagne, la Suisse, l'Autriche, les Pays-bas, le Portugal, l'Irlande, le Liban, l'Algérie, l'Australie, l'Italie, l'Afrique du Sud, l'Egypte et, bien sûr, de la Palestine et d'Israël. D'autres contacts sont en cours pour que la constitution de comités soit étendue à d'autres pays et continents.

Une fois les dossiers d'accusation constitués et les témoins auditionnés, les sessions du tribunal seront organisées début 2010 dans plusieurs grandes capitales. Un jury composé de personnes connues et reconnues pour leurs hautes qualités morales sera alors chargé de prendre connaissance de l'ensemble des rapports, d'entendre les témoins à charge et à décharge. Ce jury énoncera les conclusions qui, nous en sommes persuadés, entraîneront une large adhésion des opinions publiques internationales, et par delà, des décideurs politiques, en vue de contribuer à une paix juste et durable au Proche Orient.


Contact
Tel / fax : 00 32 (0)2 2310174
Tel portable : 00 32 (0) 479 12 95 32
e-mail : trp_int@yahoo.com
web : www.russelltribunalonpalestine.com

samedi 09 mai 2009, a 16:20
Mail de l'AFPS34 du 13/03

Les hors-champ de « Valse avec Bachir » et « Z32 »
publié sur le site de l'AFPS (www.france-palestine.com) le jeudi 12 mars 2009

Aucune considération sur l'habileté et l'intérêt des choix formels, esthétiques, ni les explications et les compléments d'information « off » des réalisateurs ne peuvent nous dispenser de considérer la question fondamentale du rapport au réel exprimé par ces films.

« La seule et unique déclaration qui est faite dans Valse avec Bachir est clairement une déclaration universelle. Le film dit qu'il n'y a ni gloire, ni glamour dans la guerre. La guerre est inutile, et mon film est un message de paix », déclarait Ari Folman le 27 février dernier, après avoir reçu le César du meilleur film étranger pour son long métrage d'animation [1].

Le « message de paix » d'un réalisateur israélien qui croit en la non-violence [2] est une chose assez rare pour être soulignée, après que l'opération « Plomb durci » à Gaza a bénéficié d'un soutien massif et inconditionnel en Israël où elle a été présentée comme strictement défensive. Mais les cendres de Gaza sont à peine refroidies, et cet universalisme pacifiste peut sembler un peu court. Avi Mograbi, autre réalisateur israélien dont on attendrait vainement la moindre déclaration lénifiante, suscite pourtant lui aussi un certain malaise avec Z32, film qui, comme Valse avec Bachir, met en scène un soldat israélien (lire « Un soldat israélien ordinaire », par Michelle Guerci). Dans le contexte de l'après-Gaza, les doutes, les hésitations et les interrogations du cinéaste sur l'opportunité et la façon de filmer le récit d'un crime de guerre, qui constituent le thème central et l'objet du film, peuvent apparaître comme des prises de tête obscènes à qui ne connaît pas sa filmographie et son travail de recherche extrêmement courageux. « Je partage mes interrogations avec le public tout au long du film. J'espère que chaque spectateur s'interrogera sur son rôle et cela ne concerne pas seulement le film mais implique des positionnements moraux [3] », dit-il. Dont acte.

Le rapprochement entre les deux films s'impose ; pourtant Valse avec Bachir et Z32 n'évoluent pas dans les mêmes sphères : tandis que le premier joue dans la cour des grands – grand public, gros budget (incluant des fonds publics israéliens) et présence dans les festivals de cinéma qui comptent –, le second appartient au cinéma d'art et d'essai – pauvre – et s'inscrit dans un travail de longue haleine, confidentiel, difficile et unique dans l'histoire du cinéma, si l'on en croit Jean-Louis Comolli, des Cahiers du cinéma [4]. Mais il se trouve que l'on a reparlé de Valse avec Bachir (sorti en France en juin 2008) à l'occasion des Césars, tandis que Z32 est arrivé sur nos écrans le 18 février, c'est-à-dire un mois jour pour jour après le cessez-le-feu à Gaza. Il se trouve également que ce sont deux documentaires israéliens qui nous convoquent à nouveau sur le champ de bataille en nous renvoyant, l'un à un épisode terrifiant de la guerre du Liban – les massacres de Sabra et Chatila en septembre 1982 avec la complicité des dirigeants de l'armée israélienne (en particulier d'Ariel Sharon, à l'époque ministre de la défense) –, l'autre à la violence permanente exercée sur les Palestiniens par cette même armée dans les territoires occupés.

Des « documentaires » : même s'il s'agit d'une classification par défaut, même en leur reconnaissant des éléments fictionnels – ce qui est une banalité, tout récit comportant une part de fiction –, le documentaire, comme l'autobiographie, annonce une convention par laquelle le public considère que le film traite de/avec la « réalité ». Dès lors, le principal critère de valeur qui s'y applique concerne la vision de la réalité qu'il restitue et, dans les cas qui nous occupent, implique effectivement un travail sur le contexte historique permettant de comprendre ce qui se joue sous nos yeux, et des « positionnements moraux » sinon politiques. Aucune considération sur l'habileté et l'intérêt des choix formels, esthétiques, ni les explications et les compléments d'information « off » des réalisateurs ne peuvent nous dispenser de considérer la question fondamentale du rapport au réel exprimé par ces films.

Figures du soldat traumatisé

Le lieu commun des deux films repose sur la figure emblématique du soldat, enrôlé, manipulé, pris dans l'engrenage de la violence, tout à la fois acteur et spectateur, complice ou témoin et qui, souffrant après-coup de ce que l'on identifie comme un « état de stress post-traumatique », devient amnésique – c'est le cas d'Ari dans Valse avec Bachir— ou ne cesse de raconter son histoire sans jamais exprimer la moindre émotion ni le moindre remords – comme dans Z32. Lieu commun, en effet, que les traumatismes psychiques très réels de ces soldats surarmés qui s'en vont faire des guerres « disproportionnées » à des populations démunies dans des pays qu'ils dévastent, au napalm ou au phosphore. Dans les bonus du DVD de Valse avec Bachir le réalisateur nous le précise : « Je pense que le film aurait pu être raconté par un vétéran américain du Viet-nam, ou un ex-soldat russe qui a combattu en Afghanistan, ou un ancien casque bleu hollandais intervenu en Bosnie, à Srebrenica au milieu des années 1990, ou encore par un Américain sur le front en Irak... par n'importe quel homme, qui se réveille un matin dans une ville reculée, loin de chez lui, qui se fait tirer dessus et qui renvoie les tirs, et qui se demande : “Mais qu'est-ce que je fous là ?” » Avi Mograbi confirme : « Bien sûr, Z32 parle du Moyen Orient, mais vous pouvez aussi y voir les soldats américains en Irak, les Français en Algérie ou les Russes en Tchétchénie. Au début du film, je pensais traiter du conflit israélien, et ce n'est qu'au cours du tournage que j'ai compris que le sujet est beaucoup plus large [5]. »

Cet universalisme de la figure du soldat instrumentalisé est malgré tout dérangeante, parce qu'étant indiscutable, elle occulte la spécificité, pour ne pas dire la vérité historique de l'écrasante responsabilité de l'Etat d'Israël dans la situation faite au peuple palestinien depuis l'époque du plan de partage de la Palestine en 1947. Le caractère exceptionnel de ce conflit, eu égard aux autres guerres coloniales et massacres divers évoqués par les deux réalisateurs, réside dans sa durée d'une part, dans l'impunité absolue dont a toujours bénéficié Israël de l'autre. Les soldats qui ne savent pas ce qu'ils sont venus faire là, ni ne comprennent ce qui se passe sous leurs yeux, sont réfugiés en quelque sorte dans leur histoire personnelle, seul point de référence et seule construction narrative possible. Ils sont à la fois présents et absents à eux-mêmes et à leur environnement, métonymies d'une violence guerrière toujours déconnectée de ses causes, toujours considérée en situation, et que résume jusqu'à la caricature le : « n'importe quel homme (…) qui se réveille un matin dans une ville reculée, loin de chez lui, qui se fait tirer dessus et qui renvoie les tirs » par quoi Ari Folman nous décrit le soldat universel.

Ainsi, par une douteuse subversion des rôles, le jeune conscrit qui a tué ou participé à un crime de guerre devient la seule victime à laquelle le public est invité à s'identifier, à son corps défendant, quand les victimes palestiniennes demeurent dans l'ombre, passent en silence – comme la femme que croise Z32 revenu sur les lieux du meurtre –, sont déjà mortes ou pleurent leurs morts – comme dans les images d'archives qui bouclent le film d'Ari Folman. Par opposition à ceux qui produisent un récit, les Palestiniens n'ont pas d'histoire à raconter, leur violence éventuelle est, comme leur souffrance, muette. « C'est à eux de faire leurs propres films », répond Ari Folman quand on lui en fait la remarque [6], précisant qu'il ne peut pas parler à leur place. C'est vrai, mais alors le silence des Palestiniens persistera encore longtemps, face à un cinéma israélien qui a, on s'en doute, un accès plus aisé à des sociétés de production ou à des aides publiques susceptibles de financer ses projets. Sans parler des circuits de diffusion, qui posent très clairement la question de l'audience de documentaires palestiniens auprès de publics occidentaux. Ceux-ci ont une proximité culturelle plus grande avec les Israéliens, qui se vivent comme des Occidentaux – ce qui facilite l'identification.

On pensait pouvoir compter sur Avi Mograbi, l'ex-refuznik travaillant avec l'association Shovrim Shtika (« Brisons le silence ») [7], pour casser l'image mythifiée d'un Israël « assoiffé de paix aux mains pures », selon l'expression rapportée par Sylvain Cypel dans Les emmurés [8]. Mais il nous fait accomplir, avec Z32, un triple saut périlleux qui nous laisse sur le carreau : il choisit de filmer délibérément un homme qui avoue avoir pris du plaisir à tuer un Palestinien innocent dans une opération de représailles en territoire occupé. Or, en acceptant de le filmer, il l'absout, en quelque sorte. Condamne son acte, mais ressent de l'empathie pour lui. Il va même plus loin, veut lui redonner sa place dans la communauté humaine, un visage « universel », et, pour cela, choisit une technique de masquage qui ne « floute » pas son visage, mais lui restitue au contraire des traits réguliers, une sorte de beauté antique. Le travail d'orfèvre qu'il accomplit pour maintenir une image ambivalente de sa relation au jeune homme, à mille lieues d'une lecture binaire, aboutit quelque part, et par un cheminement totalement opposé, au même résultat que le film d'Ari Folman : la dénonciation des « horreurs de la guerre », l'humanité du soldat qu'il veut restituer dissolvent les responsabilités israéliennes très réelles, évacuent le politique et diluent le crime de guerre.

Le récit manquant

Au-delà de la figure du soldat, les deux films interrogent leur propre hors-champ ou, plus exactement, ce que la mémoire des individus a à voir avec l'établissement de la vérité historique, avec le « dit » de la guerre et de l'occupation. Entre la singularité des deux récits, leur réitération obsessionnelle ou la recherche d'un épisode traumatique effacé d'une part, et l'appel à la condamnation de la guerre toujours cruelle de l'autre, il y a encore la chaise vide de l'histoire du conflit israélo-palestinien. Certes, Valse avec Bachir restitue bien la responsabilité israélienne « indirecte » (selon les conclusions rendues par la commission israélienne d'enquête Kahane) du massacre de Sabra et Chatila et de l'alliance objective avec les phalangistes libanais – la « valse » avec Bachir Gemayel –, tandis que Z32 a pour cadre un aspect du quotidien brutal de la répression dans les territoires occupés. Mais ils fonctionnent, de façon complexe, sur le déni de réalité « originel » dont Sylvain Cypel analyse les conséquences sur la société israélienne : celui de la spoliation d'un peuple par un autre, qui est au centre de la relation entre Israéliens et Palestiniens. Un non-dit qui pulvérise la hiérarchie des responsabilités et garantit au mieux l'impunité des dirigeants israéliens, sur fond de silence complice de la « communauté internationale ».

Dans les deux films, quoique de façon différente, la rédemption des soldats s'opère par un mécanisme qui voit émerger la question du pardon de façon quasi automatique dès lors qu'il y a « aveu ». Avi Mograbi pose la question cruciale : « Dans des situations de conflit, quand beaucoup de sang a été versé, comment trouver ensuite une forme de rédemption dans la communauté [9] ? » Dans Valse avec Bachir, un ami lui assure qu'il n'est pas coupable, et dans Z32, le réalisateur déclare qu'il pardonne à l'assassin, même si sa femme ne veut pas le voir dans son salon – si bien que Mograbi, dans un entretien, évoque une relation d'« adultère » entre lui et Z32 ! Ainsi avons-nous sous les yeux, par deux fois, la scène qui fait réellement problème dans les deux films : des Israéliens se pardonnent entre eux tout le mal qu'ils font aux Palestiniens. Unilatéralement, pourrait-on dire.

C'est la chaise vide de l'histoire qui autorise Ari Folman à adresser au public français (et, par extension, au public en majeure partie occidental de son film) un « message de paix », et Avi Mograbi à pardonner à un criminel de guerre, quand les crimes de guerre israéliens n'ont pas été jugés, quand le droit n'a pas été dit, quand aucune commission d'enquête sur le modèle de la commission sud-africaine « Vérité et réconciliation » n'a jamais été mise en place. Et que l'occupation dure encore.

Voilà pourquoi il y a parfois, dans les salles obscures, quelques grincements de dents.  [1]

Françoise Feugas

[1] Notes

[1] « Dans les coulisses avec Ari Folman », entretien avec Laurent Weil.

[2] « L'adieu aux armes », Le Nouvel Observateur, semaine du 5 mars 2009.

[3] « La langue du dialogue s'est perdue », L'Humanité, 18 février 2009. Entretien réalisé et traduit par Dominique Widemann.

[4] « Avant, après l'explosion. Le cinéma d'Avi Mograbi », par Jean-Louis Comolli, Les Cahiers du cinéma, n° 606, novembre 2005, p. 70-72.

[5] « Z32, d'Avi Mograbi », entretien avec Pierre Murat, Telerama.fr, 24 février 2009.

[6] « L'adieu aux armes », cf. note 2.

[7] Association qui recueille et publie sur son site les témoignages d'anciens soldats. Voir la version anglaise : Breaking the silence

[8] Sylvain Cypel, Les emmurés. La société israélienne dans l'impasse, « Cahiers libres », La Découverte, 2005.

[9] « Z32, d'Avi Mograbi », cf. note 5.

publié par le Monde diplomatique

http://blog.mondediplo.net/2009-03-11-Les-hors-champ-de-Valse-avec-Bachir-et-Z32

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samedi 09 mai 2009, a 15:37
Mail de l'FPS34 du 22/04/09

COMMUNIQUE de l'AFPS concernant la construction et l'exploitation d'un tramway à Jérusalem-Est

Le tribunal de Nanterre se déclare compétent sur la procédure engagée par l'AFPS contre Véolia transport, Alstom et Alstom transport concernant la construction et l'exploitation d'un tramway à Jérusalem-Est

Au mois de février 2007, l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) a fait assigner les Sociétés VEOLIA TRANSPORT et ALSTOM devant le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE afin de faire reconnaître le caractère illicite du contrat signé par ces sociétés, au mois de juillet 2005, avec le gouvernement d'Israël, dans le cadre du consortium City Pass, chargé de la construction et l'exploitation d'un tramway à Jérusalem-Est. L'AFPS a demandé également au Tribunal d'interdire à ces sociétés de poursuivre l'exécution du contrat qui viole notamment les dispositions de la Convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, et favorise l'expansion de la colonisation illicite de Jérusalem Est par l'Etat d'Israël, le tracé de la ligne de tramway qui en est l'objet tendant à relier le Centre de Jérusalem Ouest à des colonies de l'Est, installées sur des terres confisquées au Palestiniens.

L'O.L.P. est intervenue à cette procédure et s'est jointe aux demandes de l'AFPS.

Les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT, pour éviter tout débat au fond, ont soulevé devant le Tribunal divers moyens d'incompétence et d'irrecevabilité qui ont donné lieu à différents jugements (11 janvier 2008, 6 juin 2008) qui ont condamné ALSTOM ET VEOLIA TRANSPORT à communiquer la traduction jurée en français de la totalité du traité de concession et de ses annexes.

Les pièces communiquées à nos Conseils ont révélé que les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT participent directement à l'exécution de ce contrat, bien qu'elles ne soient pas signataires du contrat de concession signé le 22 septembre 2004 entre la société City Pass de droit israélien et l'Etat d'Israël.

Il en est de même pour la société ALSTOM TRANSPORT qui au surplus bénéficie d'un contrat d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction. C'est la raison pour laquelle l'OLP et l'AFPS ont également assigné le 18 novembre 2008 la société ALSTOM TRANSPORT devant le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE aux fins de faire constater le caractère illicite de son contrat et d'interdire à ladite société de poursuivre l'exécution de ses engagements.

L'ensemble des affaires concernant les sociétés ALSTOM, ALSTOM TRANSPORT et VEOLIA TRANSPORT a été plaidé sur les questions de compétence et les irrecevabilités de procédure à l'audience du 2 février 2009.

Le Tribunal a rendu sa décision le 15 avril dernier.

Le jugement, reprenant en grande partie l'argumentation de nos Avocats, nous donne satisfaction concernant la compétence du Tribunal de Grande Instance de NANTERRE et la recevabilité de l'AFPS même si, pour des raisons de forme, le Tribunal a déclaré l'OLP en l'état irrecevable, cette irrecevabilité pouvant être régularisée pour l'avenir.

Le Tribunal a tout d'abord constaté, au regard des pièces que les sociétés ont été contraintes de verser aux débats, que VEOLIA TRANSPORT, ALSTOM et ALSTOM TRANSPORT participent à l'exécution du contrat de concession et qu'en conséquence elles étaient bien en situation de parties défenderesses, contrairement à ce que soutenaient les trois sociétés. Le Tribunal s'est par ailleurs déclaré matériellement compétent, considérant notamment que les sociétés mises en cause ne pouvaient soulever l'incompétence au motif que l'Etat d'Israël bénéficierait de l'immunité de juridiction d'un Etat étranger.

Le Tribunal a en effet jugé : « outre que l'Etat d'Israël n'est pas partie à cette instance, cet Etat ne saurait en tout état de cause sérieusement soutenir et agir au titre des contrats querellés en qualité d'Etat souverain puisqu'il est en réalité puissance occupante de la partie de la Cisjordanie où est construit et où sera exploité le tramway litigieux, partie reconnue par la Communauté des Nations et la Cour internationale de justice comme relevant du territoire palestinien ». Le Tribunal s'est également déclaré territorialement compétent, les sociétés défenderesses ayant leurs sièges sociaux dans son ressort.

Il a au surplus motivé sa compétence de la façon suivante : « compte tenu du risque de déni de justice inhérent à la nature de ce litige, la juridiction française est bien, de prime abord, compétente pour son règlement dans le souci de garantir le libre accès à la justice des parties en cause, au visa des dispositions de l'article 6 § 1 de la convention européenne des droits de l'homme. Il est de jurisprudence constante que le risque de déni de justice est un critère de compétence des juridictions françaises dès lors que le litige présente un rattachement avec la France, ce qui est bien le cas dans les circonstances de la présente espèce, les défenderesses étant des entreprises françaises domiciliées en France, ALSTOM TRANSPORT reconnaissant notamment que ses usines de LA ROCHELLE, du MANS, LE CREUSOT, VILLEURBANNE et TARBES fabriquent 46 voitures du métro de Jérusalem ».

ALSTOM, ASTOM TRANSPORT et VEOLIA TRANSPORT avaient également plaidé l'irrecevabilité de la demande introduite par l'AFPS en soutenant que celle-ci, partie tiers au contrat querellé, n'établissait pas sa qualité pour agir. Là encore, le Tribunal a rejeté l'argumentation des défenderesses en reconnaissant la qualité de l'AFPS d'ester en justice, compte tenu de ses statuts.

Le Tribunal a par ailleurs rappelé : « il est désormais de principe qu'une association, peut même hors habilitation législative, agir en justice au nom d'intérêts collectifs dès lors que ces derniers entrent dans son objet social. En l'espèce une atteinte à l'objet social de l'AFPS du fait de l'exécution de contrats supposés illicites en référence au droit humanitaire international serait manifestement susceptible de lui causer à tout le moins un préjudice moral. »

C'est dans ces conditions que le Tribunal a renvoyé l'examen du dossier à une audience de procédure le lundi 8 juin 2009 pour fixation de la date des plaidoiries au fond. Néanmoins, il convient de préciser que les sociétés ont la possibilité de faire appel du jugement rendu.

L'AFPS ne manquera pas de donner toutes informations utiles sur la suite de la procédure.

Paris le 20 avril 2009

publié sur le site de l'AFPS : www.france-palestine.org  le mardi 21 avril 2009

samedi 09 mai 2009, a 15:34
Mail de l'AFPS34 du 23/04

La mort de Bassem Abu Rahme
par Frank Barat

 

Ou comment Israël tue à volonté tout en demandant aux Palestiniens de résister sans violence.

Le 17 avril dernier, comme chaque vendredi après-midi depuis 4 ans, Bil'in, petit village situé au nord de Ramallah, se prépare à la manifestation hebdomadaire visant à protester contre le mur d'annexion construit par Israël (Certains l'appellent mur de l'apartheid ou mur de séparation. Le gouvernement israélien parle de barrière de sécurité).

Le village de Bil'in a perdu plus de 60% de son espace originel depuis le milieu des années 80 au profit de colonies toujours plus nombreuses grâce à l'implantation du mur. L'économie du village reposait sur d'agriculture et les plantations d'oliviers mais de plus en plus, les habitants de Bil'in survivent grâce à l'activité des femmes. La broderie est devenue l'une des principales activités du village qui se situe à quelques kilomètres seulement de Tel Aviv (lorsque le temps est clair, on peut apercevoir l‘inaccessible plage - inaccessible pour les Palestiniens - depuis les terrasses des maisons de Bil'in).

En janvier 2005, un comité local (créée par Mohamed Khatib et Abdullah Rahme) fut créé. Le mois suivant, les premières manifestations non-violentes étaient mises en place. D'abord quotidiennes, elles ont ensuite eu lieu chaque vendredi, jour de prière appelé Yum Al Juma'a.

Le village remporta une immense victoire en août 2008 (1) lorsque la Haute Cour de Justice israélienne déclara que le nouveau tracé de la barrière de sécurité à Bil'in contrevenait à l'avis de cette même Cour rendu en septembre 2007 (2). Le jugement rendu établissait que le tracé du mur constituait un préjudice à l'encontre du village de Bil'in et devait être détourné. La Cour somma donc l'Etat d'établir un nouveau tracé sous 45 jours en respect du jugement émis.

Le 17 avril 2009, le mur n'avait pas bougé d'un centimètre. Alors que les habitants du village étaient en train de prier dans la mosquée, des protestataires internationaux (venus du monde entier) ainsi qu'un fort contingent d'Israéliens (issus en particulier des mouvements Alternative Information Centre (3) et Anarchists Against the Wall (4)) cherchaient un peu d'ombre pour se protéger de la chaleur du soleil et discutaient de l'évènement du jour. Dès que la prière fut terminée, la manifestation commençait et prenait la direction du mur, à quelques kilomètres de là. Vous pouvez en être certains, Bassem (aussi appelé Phil), était en tête de cortège. C'était sa place. J'ai rencontré Bassem à plusieurs reprises lorsque je suis allé à Bil'in. C'était un homme fort, un homme qui chantait fort, qui plaisantait sans arrêt, un homme énergique, un leader que le comité du village et les militants israéliens suivaient.

Comme toujours, dès que la marche eut atteint l'endroit où l'on commence à apercevoir les soldats israéliens, les premières grenades lacrymogènes furent lancées. Les plus courageux continuèrent leur marche et atteignirent quelques minutes plus tard le début du mur. Bassem était parmi ceux-là. Les Israéliens présents en tête de cortège ont commencé à s'adresser aux soldats en hébreu et Bassem leur lança cette phrase ; « C'est une manifestation non-violente, il y a des enfants et des internationaux parmi nous… ». Il reçut une balle et ne finit jamais sa phrase. Il s'effondre, essaie de se relever puis meurt. (http://www.bilin-village.org/englis... voir les images et videos en bas de page).

Bassem a été tué par un nouveau type de grenade lacrymogène appelée “rocket”. Le soldat qui a tiré était à environ 40 mètres. C'est ce même type de grenade qui a gravement blessé un citoyen américain, Tristan Anderson, il y a encore quelques semaines. Ces bombes lacrymogènes sont aussi rapides et dangereuses que des balles de fusils. Elles sont difficiles à éviter. Les bombes lacrymogènes classiques restent en l'air puis retombent avant de rebondir au sol plusieurs fois. Celles-ci ont le même type de trajectoire directe que les balles de fusil. C'est une nouvelle fois la preuve qu'Israël utilise la Cisjordanie comme un champ d'expérimentation, qu'Israël considère les Palestiniens comme des cobayes.

Le soldat qui a tiré savait ce qu'il faisait et qui il visait. L'horreur de cet acte réside dans le fait qu'il connaissait probablement Bassem. Bassem était toujours parmi les premiers et participait à ces manifestations depuis des années. Les soldats sont souvent les mêmes et finissent par connaître ceux qui leur font face. Bassem n'a pas eu le temps de dire bonjour… ou au revoir.

Le 17 avril, Bil'in et la Palestine ont perdu un de leurs héros.

Et maintenant ?

Israël a aussitôt déclaré qu'une enquête allait être ouverte. (à ce jour, parmi les enquêtes ouvertes pour ce type d'évènement, seuls 6% des soldats ont été poursuivis et ils s'en tirent souvent avec quelques semaines de suspension). Mais avant même qu'un avis ne soit rendu, fidèle à l'habituelle propagande, Israël a déclaré que la manifestation avait été particulièrement violente et que les soldats avaient dû réagir. (la vidéo montre clairement le contraire).

Il est même tout à fait possible que d'ici quelques jours, on entende que les bombes aient été tirées par les Palestiniens eux-mêmes et qu'ils aient tué leur ami.

L'Autorité palestinienne, plutôt que de protester violemment contre cet acte, en interrompant définitivement toute négociation avec le gouvernement israélien, en rejoignant les manifestations chaque vendredi, en résumé en marchant main dans la main avec son peuple, a à peine réagi et se réjouit de la prochaine rencontre entre Mahmoud Abbas et Obama à la Maison Blanche (la date de cette rencontre restant à fixer à l'heure où j'écris cet article).

Les médias ont à peine évoqué cet événement. Les Palestiniens n'ont pas d'existence. Le choc est d'autant plus grand qu'un un film existe et aurait pu avoir un impact essentiel.

La communauté internationale, avec le sens que l'expression comporte, ne relatera pas l' « incident » (car pour eux c'est le terme approprié) et va continuer à appeler les Palestiniens à renoncer à la violence et à résister dans le calme pendant que des crimes sont commis par Israël (depuis le début de la seconde Intifada, 87% des victimes du conflit sont des Palestiniens), pendant que les lois internationales sont violées en permanence, pendant qu'à chaque instant les Palestiniens sont opprimés .

C'est donc à nous, citoyens, que revient le devoir d'agir, de rejoindre des associations solidaires, d'écrire des articles, de réaliser des films, de discuter à chaque instant de la détresse du peuple palestinien. La Palestine est une question essentielle.

Ceci est essentiel.

Pour Bassem, sa famille, pour Bil'in et la Palestine. GetAttachment.aspx&hm__qs=file%3d21f93351-8056-4a70-b548-db847d408575.jpg%26ct%3daW1hZ2UvanBlZw_3d_3d%26name%3dY2xpcF9pbWFnZTAwMi5qcGc_3d%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253apart1.03060905.09010305%2540wanadoo.fr&oneredir=1&ip=10.13.0.8&d=d6520&mf=0&a=01_9730c93fcd4617976cbc3ae565fe9f8842ac5eae9be6e955bb504e9c60cc0058

Frank Barat fait partie du Comité du Tribunal Russell sur la Palestine et est également membre de Palestine Solidarity Campaign UK

Publié sur le site de l'AFPS  le mardi 21 avril 2009 : www.france-palestine.org

samedi 09 mai 2009, a 15:25
Mail de l'AFPS34 du 27/04/09

Bonjour,


Vous pouvez voir la conférence de Shlomo Sand organisée le 3 avril 2009 à Montpellier à l'invitation de l'AFPS34 et les Amis du Monde diplomatique.
http://www.youtube.com/watch?v=JYauK3zGoYo
http://www.youtube.com/watch?v=uaXbctA2cbA
Cordialement

Serge Tostain
AFPS 34

samedi 09 mai 2009, a 15:05
Mail des Biffins du 04/05/09

G. Briant et I. Brossat ont parfaitement raison d'exiger un relèvement des minima sociaux et plus généralement des salaires et retraites. En effet, dans l'étude réalisée en juin pour la mairie de Paris sur les biffins de la Porte Montmartre, la proportion de retraités (et handicapés de plus de 50 ans) est évaluée à 75 %, celle des travailleurs précaires à 10 % et les auteurs observent : « Un traitement social individualisé par le biais des parcours classiques de l'insertion ne semble donc pas suffisant. Même si un accompagnement social complémentaire serait nécessaire, l'accès aux droits est correct, et ce sont les droits qui sont insuffisants. Les biffins ne sont pas à la marge des systèmes d'aide publique, mais les revenus perçus nécessitent un complément ».

 

Mais, contrairement à ce qu'indiquent G. Briant et I. Brossat, les vendeurs de nourriture, largement médiatisés ces derniers temps, sont en réalité une très infime minorité. Les biffins ne sont pas, non plus, « plus de mille » et leur nombre n'a pas été multiplié par dix (!) depuis l'été : l'étude en dénombre « près de 400 » en juin et les décomptes effectués ces dernières semaines par des acteurs du quartier en donnent environ 600 (un certain nombre provenant d'autres « marchés aux puces », notamment de la Porte de Montreuil, dont ils sont justement chassés depuis l'été). C'est, de toute façon, largement assez pour perturber la vie des riverains, surtout compte tenu de la façon dont la police « gère » la situation.

 

Depuis plus de 3 ans, la seule réponse de la mairie est la répression. La police chasse les vendeurs, parfois brutalement, elle en verbalise un certain nombre (172 € l'amende pour des personnes en dessous du seuil de pauvreté), s'empare et détruit tous leurs biens dans une benne broyeuse mise à sa disposition - 10 000 € par mois à la charge du contribuable - par la mairie socialiste avec l'appui officiel de …G. Briant. Répression indigne et totalement inefficace car elle ne dissuade en rien les biffins de revenir, tant les quelques sous escomptés sont nécessaires à leur survie. G. Briant et le maire Daniel Vaillant ont finalement admis l'idée qu'il fallait organiser ce marché mais ils ne prévoient que 104 emplacements et pour les autres : la répression, toujours. Est-ce vraiment là « l'ambition » des députés du Front de Gauche pour lesquels G. Briant et I. Brossat nous appellent en conclusion à voter ? J'espère que non !

 

Daniel Masson

samedi 09 mai 2009, a 14:58
Supprimons le délit de solidarité

Supprimons le délit de solidarité !

Le 18 février 2009, à 7H45, une bénévole des «

Restos du coeur » et de « Terre d'errance »

est placée en garde à vue. Il lui est reproché d'avoir aidé des personnes en situation

irrégulière, notamment en rechargeant leurs téléphones portables, en donnant de la

nourriture et des habits aux migrants présents dans la région de Calais.

Dans tout le pays, de nombreux exemples similaires touchent aussi bien des associations,

des structures agréées par l'Etat, leurs agents et les bénévoles dans les missions qu'ils

assument au quotidien, que des femmes et des hommes qui agissent par des gestes

d'humanité pour que des personnes dans la détresse retrouvent leur dignité.

Ces cas sont emblématiques du climat d'intimidation visant à dissuader toute aide, tout

geste de solidarité et de fraternité, y compris familiale, envers des étrangers en situation

irrégulière.

La France que nous aimons est celle qui met en avant la solidarité et la fraternité plutôt que la peur des étrangers.

Aujourd'hui, la loi punit toute personne qui aurait, par aide directe ou indirecte, facilité ou

tenté de faciliter, l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France

(Article L622

1 du Code d'Entrée et de Séjour des Etrangers). Aucune distinction n'existe

entre des réseaux de passeurs qui prospèrent sur la détresse humaine et les associations,

ainsi que les personnes qui agissent par solidarité et pour le respect des droits

fondamentaux.

Nous, associations, syndicats, partis politiques et citoyens signataires déclarons que nous

avons soutenu, soutenons ou soutiendrons des étrangers en situation irrégulière pour

préserver leurs droits, leur dignité ou leur intégrité physique.

Nous demandons à être solidairement poursuivis pour ce délit et le déclarerons d'abord le 8 avril, devant les palais

de justice et les préfectures.

La fraternité érigée aux frontons de toutes les mairies de France ne doit plus être réprimée.

Plusieurs initiatives venant de députés et de sénateurs le permettent dans les prochaines

semaines.

C'est notamment le cas, dès le 30 avril, lors d'un débat à l'Assemblée nationale. Nous exigeons que le délit de solidarité soit supprimé de notre législation.Premiers signataires :ACASEA / Action Consommation / ADDE (Avocats pour la Défense Des Droits des Etrangers / ADN (Association pour la

démocratie à Nice) / Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme / ANPASE / Association Toits du monde – Orléans / ATTAC /

ATD Quart Monde / Cimade / CLARA / Collectif SDF Alsace / Collectif Les Morts de la Rue / Comede / Emmaüs France /

EMDH / Famille d'accueil du Gard / FASTI/ Fédération Sud Education / FNARS / Forum Réfugiés / France Terre d'asile / FSU/

Gisti / Groupe Gauche démocrate et républicaine assemblée nationale / Groupe socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée

nationale / Homosexualités et Socialisme / ICEM

pédagogie Freinet / Information Solidarité Réfugiés / La Pastorale des Migrants / L'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie / Les Alternatifs / Les Verts / Le CRAN / Ligue des Droits de

l'Homme / Médecins du Monde / Migration santé Alsace / MPEF / MRAP / NPA / Osiris / Parti Communiste Français / Parti

de Gauche / Parti Socialiste / Réseau Chrétien immigrés / RESF/ Revue Mouvements / Ré

So / SALAM NordPasdeCalais/ SOS Racisme / Sud Education / Syndicat des avocats de France / Syndicat de la Magistrature / Syndicat de la médecine

générale / Terre d'asile / Terre d'errance / Terre des hommes / Union syndicale de la psychiatrie / Union syndicale

Solidaires /

 Merci de renvoyer les pétitions à

Emmaüs France – Délinquants solidaires – 47 avenue de la Résistance – 93100 Montreuil

samedi 09 mai 2009, a 14:54
Mail de l'AFPS 34 du 07/05/09

Bonjour,
L' Association France Palestine Solidarité 34 a le plaisir de vous annoncer que la nouvelle cuvée d'huile d'olive "extra vierge"de PALESTINE, du réseau de commerce équitable "ANDINES" est enfin arrivée !
passez vos commandes !

  • La bouteille de 75CC extra vierge : 10 €
  • Quelques bouteilles de BIO 75 cc extra vierge : 11 €
Françoise
04 67 59 18 91/ 06 33 35 09 93
afps34@orange.fr

samedi 09 mai 2009, a 14:45
Les nouveaux emballages

Depuis la fin du mois d'avril, les industriels peuvent désormais, grâce à l'Union Européenne, proposer leurs produits dans des emballages qui ne soient plus standardisés. Avant le beurre c'était 250g, la lessive 3 litres,... Maintenant, ils peuvent choisir leur format. Les lessives sont dorénavant proposées en bouteille de 2.999 l, le beurre en 249g, etc... Les industriels disent que c'est pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. Et mon oeil, tu l'a vu? C'est pour mieux nous enculer, en laissant le même prix qu'avant...

samedi 09 mai 2009, a 14:37
La délocalisation de Carreman

L'usine de confection textile Carreman de Castres va délocaliser sa production en Inde. Là, ce n'est pas nouveau. Mais la direction a décidé de maintenir 9 emplois de couturières, en leur proposant un reclassement sur le nouveau site. Mais au conditions indiennes, c'est à dire à 69 euros mensuels. Mais c'est quand qu'on va arrêter de nous prendre pour des cons? Les ouvriers ne valent pas même ce que vaut un chien. Est ce que ce patron serait d'accord de se lever à ce prix? Je ne pense pas...

samedi 09 mai 2009, a 14:30
Les commemmoration du 8 mai

Hier, le Président de la République a célèbrer les commémorations de l'armistice de 1945 sur les plages de Sainte Maxime (83) pour rendre hommage aux soldats qui ont débarqué en Provence pour libérer la France. Parmis les hommes engagés, il y a avait énormément de combattants issus des colonies, qui selon les mots mêmes de Sarko n'ont pas été économes ni de leur sueur ni de leur sang. Pourtant l'Etat Français se montre plutôt radin envers eux. malgré la promesse de Chirac, en 2006, à l'occassion de la sortie en salle du film "Indigéènes", il avait promis que les militaires ayant oeuvré pour la France et habitant dans des pays indépendants auraient la même pension que leurs frères d'armes métropolitains. Ce n'est pas encore gagné...Le meilleur hommage serait de les traité avec égalité, non?

mardi 21 avril 2009, a 11:04
Les stats de la police

Au mois de mars, l'Organisation Non Gouvernementale Amnesty Internantional a épinglé, dans un rappotrt, la Police Française. Selon l'association les plaintes pour homicides illégaux, passages à tabac, insultes racistes et usage abusif des agent de l'ordre public sont rarement suivies d'enquêtes. De plus, l'O.N.G déplore l'absence de toute statistique sur ces bavures. Selon les places Vedôme et Beauveau, aucun policier ou gendarme est au dessus des lois. En théorie, non?

Pendant ce temps, le Ministère prévoit une diminution dans les statistiques de la délinquance. Le Canard Enchaôiné a compris pourquoi. Voici 2 exemples qui vous montrent comment on peut baisser les chiffres. A Montbéliard (25) un homme de 70 ans a remarqué qu'une chapelle a été vandalisée. Il va au commissiriat et constate l'effraction. Le plancton lui dit que c'est à ses collègues de constater sur place. Le citoyen dit qu'il peut les y conduire. Le flic refuse et dit que Police Secours n'intervient que sur appel. Le grand père va dans une cabine et compose le 17. Il tombe une première dans un commissiriat dans le 91 qui leur dise de rappeler. Il rappele de suite et retombe sur le commissiriat francilien. Là le planton a eu une lueur d'intelligence et contacte ces collègues de Besancon qui télèphonent au commisiriat situé en face de la cabine. Selon la Préfecture du Doubs, l'agent à l'accueil aurait mal compris les consignes et le fait de tomber sur un poste de police situé dans un autre département provient d'un problème de France Télécom. Il n'y aurait que deux par jour. Voici notre homme rassuré si il devait rappeler les Condés. Par contre, j'ai eu venbt d'une anecdote similaire arrivé à la gendarmerie de Oyonnax (01) qui recevait toute la journée des appels de Marseille...

Un autre cas : le père  habitant dans le Val de Marne apprend que sa fille reçoit des injures par émail. Il se rend à son commissiriat en début de journée pour déposer plainte. Les agent lui disent qu'ils sont débordés et ne sont pas équipés pour traiter ce genre d'affaires. Il lui disent d'aller à Paris. Ce qu'il fait. Au commissiriat du 8ème, le planton prend son temps et l'écoute. Mais il le renvoit sur Créteil. Il y arrive en fin d'après midi et là on lui dit qu'une enquête sera faite.

Bref, pour porter plainte, il faut prendre une journée de repos. Si on n'a pas le temps, on le fait pas et c'est ainsi que les chiffres de la délinquance baisse.

mardi 21 avril 2009, a 10:50
Hadopi : un amendement Johnny

Malgré le coup de force des socialistes pour rejeter la loi Hadopi qui condamne le téléchargement en coupant la ligne internet, un amedement a été voté. Dorénavant, si la loi est voté, un artiste vivant dans un paradis fiscal ne pourra pas porter plainte coontr eun internaute. C'est déjà une bonne idée, mais elle arrive un peu tard. Les paradis fiscaux n'existent donc plus, depuis le G20? Ou alors on nous aurait menti???? Les parlementaires ont nommé cet amendement "Johnny" en hommage à ce grand philosophe et ami du Président de la République Française qui nous a cassé les couilles pour devenir belge. Officiellement, en mémoire de son père mais on sait que c'était pour ne pas payer d'impôts sur sa propriété monégasque.

Je pense qu'il ne faut pas confondre quand quelqu'un télécharge un film ou une chanson pour qu'il puisse écouter et quelqu'un qui en fait commerce. Pour moi, le premier doit être toléré et le deuxième punit. Qui n'a jamais enregistré soit une cassette ou un disque? Surtout que la femme du Président a déclaré en 2004 qu'elle était flattée qu'on puisse téléchargé ses titres. Ca faisait toujours une personne en plus qui pouvait alors fredonner ces chansons. Un conseil pour écouter Carla Bruni : mettre le volume à ffond, vous ne courez aucun risque de surdité.

Ce n'est pas la première fois qu'un artiste donne son nom à une loi. La loi la plus connue dans ce domaine est la loi dite "Coluche" qui exonére des impôts une partie des dons. Elle a été revue. Désormais, en donnant jusqu'à 495€ et sans que cela dépasse 20% de vos revenus imposables, à une association déclarée d'utilité publique, vous  pouvez déduire 75% de votre don sur votre déclaration. Pensez-y.

 

mardi 21 avril 2009, a 10:41
Le scandale de Slyumdog Millionnaire

Il y a quelques temps, je vous avez parler du film "Slumdo Millionnaire", qui raconte qu'un habitant d'un bidonville d'Inde arrive à gagner à Qui veut gagner. Je ne sais pas si Xonia en parle sur son blog, mais je n'ai entendu que du bien sur le fiilm. Tout comme j'en avais entendu sur les "Ch'tis" ( désolé, Sonia mais moi j'ai adoré...). Cette oeuvre refait parlé d'elle. Selon le journal ( de "caniveau") News of the World,  l'actrice de 9 ans, Rubina Ali, qui inbcane la petite Latika dans le film de Danny Boyle, aurait été vendue par son père près de 310 000 dollars à une famille de Dubaï. Selon la famille, ils disent qu'ils préfèrent que leur fille soit adopté pour qu'elle puisse avoir une vie meilleure et qu'ils n'ont eu aucune avantage finacier de la célébrité de leur enfant. Le réalisateur affirme, au contraire, qu'il aide les enfants des bidonvilles qui ont tourné pour lui en finançant une fondation.

mardi 21 avril 2009, a 10:27
L'injustice et les liciements continuent

Il y a quelques jours, je vous avez parlé de cette décision du Tribunal de Grenoble qui avait condanmé les ouvriers de Caterpillar à des amendes car ils ont bloqué les accès à leur usine, mais ce n'ai pas fini. Dans le Nord, les salariés de Toyota, ont reçu la visite d'un huissier de juctice au milieu de leur piquet de grève. L'homme de loi a pris les identités des grèvistes pour les transmettre à la direction du site qui prendra des sanctions. On se demande de quelle loi il en est l'homme, en cas casd pas celle qui protège le petit. Déjà que le directeur du site où est produit la Yaris a dit qu'il préfererait mourir plutôt que de verser la totalité des salaires pendant leur période de chômage technique, on voit déjà le respect qu'il pour ces travailleurs. S'il préfère la mort, ce n'est pas un problème. J'ai une 22 long rifle toute neuve.

A popos des Cater, leurs syndicats ont signé un accord avec la direction qui prévoit la suppression de 633 poste, au lieu des 700 prévus. Il faut savoir que c'était déjà le chiffre au début du conflit. Cette décision sera soumise à un référendum du personnel. La plupart du personnel a l'intention de le refuser.

Une autre usine a connu un référendum, sur l'augmentation de la durée hebdomadaire du travail, que les ouvriers ont accepté. Il s'agit bien sûr de Contiental, dont le personnel a voté en faveur du passage aux 39 heures au lieu de 35 heures. Selon la direction, cette mesure était sensée pérenniser le site. Actuellement, les salariés doutent de leur avenir.

Au mois de juin, l'usine Molex, en Haute Garonne, fermera définitevement ses portes. Les salariés ont séquestrés, hier, des cadres dirigeants. A propos de ces séquestrations qui sont justifiés, vu l'indiférence du patrons pour la classe prolétaire, le chef de l'Etat a changé d'avis. Il s'était d'abord exprimé contre cette méthode qu'il considérait terroriste, deux jours plus tard, il disait qu'il comprenait les ouvriers qui utilisent cettze façon de revendiquer. De la pure démagogie, pour ne pas dire du foutage de gueule. Sarko ne sait pas ce que c'est que d'être pris pour un chien, sinon il agirait pour éviter les fermetures de site.

mardi 21 avril 2009, a 10:12
Durban : le retour des couacs

En 2001, les Nations-Unies ont organisé un sommet contre le racisme à Durban, en Afrique du Sud. C'était déjà un fiasco. La délégation américaine avait claqué la porte. Cette année, le deuxième volet du sommet est organisé à Genève, vu que chacun ne voit que le problème de son point de vue. Pour l'Occident, le racisme c'est surtout les atteintes homophobes (pourtant le gouvernement ne fais rien pour combattre cette infamie, dernièrement j'ai entendu qu'un homosexuel s'était vu interdire l'accès à un don du sang et que les pompes funébres n'avait pas le droit de toucher au cadavre d'un séropositif, en vertu d'une loi qui a été voté sous Giscard qui considère le SIDA comme maladie contagieuse...) , les Israéliens c'est les actes judéophobes et les pays musulman, le racisme c'est le sionisme et l'arabophobie. Bref, on n'est pas encore sorti de l'auberge "Biem Adolf" (Chez Adolf, en bon Français). Le Ministre Français des Affaires Etrangères, The French Doctor que les Africains confondent souvent avec Uncle Ben's, Bernard Kouchner, a déclaré dimanche sur Canal + que les délégués français sortiront de la salle si l'Iran attaque Israël. Comme prévu, hier, le Président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a fait un discours qui disait que la simple création de l'Etat Sionisme est un acte raciste. De nombreuses délégations ont décider de claquer la porte. Même si je considère le régime perse comme une plaie, je dois bien reconnaître qu'il a eu raison. Sur la Terre Sainte, les Arabes, même s'il vivent sous l'autorité de Tel-Avivi, sont des citoyens de seconde zone et qu'ils sont souvent les boucs émissaires de la vindict populaire.

Si en France, l'homophobie est le seul acte raciste,  c'est que le gouvernement ne veut pas communiquer sur sa politique dégradante des Sans Papiers.

dimanche 19 avril 2009, a 16:16
Le maire sanctionne les grévistes

Le Maire UMP de Colmar, Gilbert Meyer, a privé les élèves du Lycée Camille Sée de voyages scolaire. Du moins, il n'a pas accordé les subventions qu'il accorde généralement. En cause, il reproche aux élèves des débordements lors de la manifestation du 19 mars dernier. Pour moi, c'est une excuse bidon pour faire faire appliquer les lois de ce gouvernement digne d'une dictature fascite où l'on cherche par tous moyens à bailloner l'oppostion. Il faut continuer à se battre.

dimanche 19 avril 2009, a 16:13
Mail de la CGT du 1/04/09

Urgent édition spéciale du vidéo-journal Cgt du 1er avril 2009 :


dimanche 19 avril 2009, a 16:06
Mail des Biffins de Paris

Trois membres de l'association des biffins « Sauve qui peut » interpellé-e-s puis relâché-e-s cet après-midi.

 

Leur récit

 

« La police est venue à la Porte Montmartre au moins trois fois saisir et détruire le matériel des biffins vers 16h30. Lors de la troisième expédition, un certain nombre de biffin-e-s - dont Mohamed Zouari, président de SQP, victime de saisies répétées - se sont décidé-e-s à demander aux policiers un procès-verbal de saisie. Refus de la Police ; les demandes ont été enregistrées. M. Zouari a déclaré que cette fois-ci il pouvait se jeter dans la benne avec ses affaires. La foule s'est mise à scander « aux voleurs ! ». Mme Martine a été interpellée, ainsi que M. Zouari et Mme Marie, et emmené-e-s au commissariat vers 17h. Mme Martine a été saisie de façon brutale et Mme Marie a eu droit aux menottes.

 

Les policiers nous ont accusé-e-s d'avoir commis outrage et incitation à l'émeute, puis nous avons été entendu-e-s séparément pour dresser provès-verbal. Vaines manœuvres pour nous monter les un-e-s contre les autres en nous prêtant de fausses déclarations des un-e-s sur les autres.

Mme Martine n'a pas reconnu les faits, a fait état du refus opposé à sa demande de procès-verbal de saisie et a signé le PV ; Mme Marie a fait des déclarations similaires, explicitant les violences policières et injures entendues, et a signé le PV ; M. Zouari n'a pas accepté les fausses informations figurant sur le PV, qu'il n'a pas signé.

Vers 18h30, nous avons été relâché-e-s, après fin de l'interpellation et procédure de vérification d'identité ».

 

Dès l'interpellation, une petite dizaine de biffin-e-s ont lancé l'alerte et se sont mis-es en marche vers le commissariat pour soutenir leurs collègues et demander leur libération. Six membres du comité de soutien les ont rejoints dans l'heure alors que Marie, Martine et Mohamed venaient d'être relâché-e-s. Les élus municipaux Verts et G. Briant (PCF) ont été sollicités : Sylvain Garel et Pascal Julien sont venus apporter leur soutien (le premier étant également intervenu téléphoniquement auprès du commissariat).

 

Sauve qui peut et le comité de soutien ont tenu une réunion impromptue. Des rendez-vous ont été pris pour recueillir les éléments juridiques nécessaires à la riposte, sur ce terrain, à l'escalade de la répression à l'encontre des biffin-e-s et particulièrement celles et ceux qui résistent.

 
 

dimanche 19 avril 2009, a 16:05
Mail de info birmanie

Votre soutien nous est précieux pour mobiliser l'ONU et son Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, et exiger la libération d'Aung San Suu Kyi, de Min Ko Naing et des 2130 autres prisonniers politiques birmans.

« Usez de votre liberté pour promouvoir la nôtre » avait coutume de rappeler Aung San Suu Kyi, lors d'un bref moment de liberté en 2002. Partout dans le monde des citoyens se sont mobilisés comme vous pour la liberté en Birmanie, et c'est cet élan mondial de soutien aux démocrates birmans qui permettra de venir à bout de la dictature militaire.

Vous souhaitez aller plus loin ? Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois notre bulletin d'information 'Les Nouvelles de Birmanie', il est gratuit ! Il vous suffit de nous envoyer un email à contact@info-birmanie.org
Vous pourrez suivre les avancées de la campagne, vous tenir au courant de l'actualité birmane, et découvrir les prochains évènements d'Info Birmanie !

En vous remerciant de votre action militante,

L'équipe d'Info Birmanie

www.info-birmanie.org

INFO BIRMANIE
74, rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS – France
Tel : 01.46.33.41.62
Email : info_birmanie@yahoo.fr
Contact : Isabelle DUBUIS, coordinatrice

dimanche 19 avril 2009, a 15:59
Après la libération, le calvaire

Après avoir été idolatrée par tous les médias français, l'ancienne otage de la guerilla marixte en Colombie, la franco colombienne, Ingrid Betancourt, en devient la bête noire. Son mari demande le divorce parce qu'il pense qu'elle l'a trompé avec un autre otage, son amie et secrétaire, Clara Rojas, la trouve mesquine car elle ne l'aurait pas laisser passer avant elle, des otages lui reprochen d'avoir provoqué les FARC... Merde. On ne peut pas la laisser tranquille. Si vous pensez que ce n'est qu'une salope, allez y faites vous enlever. En espèrant que personne ne bougera son cul pour vous.

dimanche 19 avril 2009, a 15:44
Le G20 et le sommet de l'otan à Strasbourg

Les médias ont souvent parlé des dégats qu'il y a eu en marge du Sommet de l'Otan à Strasbourg, mais très peu ont dit la vérité. La voici, les manifestants ont d'abord défilé dans le calme en appelant les participants à ne pas provoquer les C.R.S et ont demandé aux policiers de ne pas envoyer de lacrymo. Je ne sais pas comment ça a dégénéré (si quelq'un était sur place, merci de me contacter) mais en quelques secondes c'est parti. De plus la Préfecture du Bas Rhin a refusé que des policiers allemands interviennent en renfort.

A Londres, des policiers ont brutalisé des passants. Voici la preuve : http://www.youtube.com/watch?v=lvzfE4OZblk

Mais je ne comprends à quoi ça à servi ce sommet des 20 nations le plus riches. Ils ont voulu changé le capitalisme, je ne vois pas de changement. Les actionnaires décident de tout, les patrons s'en foutent plein les poches et les travailleurs ne valent pas plus que des chiens. D'ailleurs, avec un président qui tourne sa chemise avec le vent, on ne doit plus s'étonner de quelque chose. Un jour il dit qu'il comprend les salariés qui séquestrent leurs dirigeants, un autre jour il trouve intolérable... N'importe quoi.

dimanche 19 avril 2009, a 15:37
L'agression dans un bus parisien

Pendant ma convalescence, je n'ai pas arrêté d'entendre parler de cette agression qui s'est passé dans un bus parisien et dont la vidéo s'est retrouvé sur le net. D'après un syndicaliste de la R.A.T.P, invité du journal de Marie Drucker sur Europe1, il s'agit effectivement de la vraie bande de vidéo surveillance. D'après lui, les incivilités augmentent quand la Régie diminuent les moyens humains. La vidéosurveillance ne remplacera jamais le contact humain. je n'ai pas intervenir dans l'émission de la nièce du Michel préféré des Français, alors je livre ici mon témoignage. Je prenais souvent le tram à Montpellier et je sais qu'il y une bande de racketteurs qui s'en prennent aux voyageurs. Ils m'ont extorqué, par deux 45 €, j'ai voulu signaler leur présence à la police, ils m'ont demander de m'acquitter de cette somme car je voyageais sans billet. Ignoble. 

dimanche 19 avril 2009, a 15:18
Un nouveau problème

Alors que dans certaines facs le mouvement se poursuit, le Ministère de l'Education Nationale connait un nouveau coup dur. Le jour de l'examen d'agrégation, 28 élèves sur les 7 500 candidats parisiens, sont arrivés avec quelques minutes de retard. En cause : des pannes sur le RER. C'est injuste car ils ont tout fait pour que les examinateurs de l'épreuve ne ferment pas les portes. Ils ont réussi à joindre leurs camarades présents afin que les professeurs retardent l'épreuve de quelques minutes, mais rien à faire. Pour eux, le réglement c'est le réglement. Le directeur du centre d'examen a reçu les recalés dans son bureau avec des petits fours pour leur annoncé qu'une solution ne serait être trouvé. Les recalés font même circuler des pétitions, pour pouvoir repasser leur examen dans les conditions normales. Pour moi, c'est un cas de force majeur. Bien sûr j'ai entendu un vieux con, que je ne nommerais, mais dont le prénom commence par un P et le nom de famille se terminant par Ermuge, qui fait partie des chroniqueurs d'une émission en fin d'après midi sur Europe 1, dit qu'il passait la nuit avant les exam' dans un hôtel à proximité de lieu de l'examen. Il ne devait pas connaître les mêmes problèmes de précarité que rencontrent la plupart des étudiants. C'est tout simplement une discrimination. Ces jeunes sont déjà issus pour la plupart de quartiers défavorisés et sont dépendants à 100% des réseaux de transports en commun. où est l'égalité? La Société des Agrégés leur a apporté son soutien. Mais il faudrait que le Ministère intervienne.

Vous pouvez signer en ligne leur pétition : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=825 ou aller sur leur blog

http://agregatifselimines.blogspot.com/

dimanche 19 avril 2009, a 15:09
Obama : un mensonge?

En février j'étais très touché par une maladie qui a contaminée la planète, j'étais devenu Obamamanique. Mais, je veuxrassure, j'en suis guérit. Alors qu'il a fait campagne sur le départ des Boys en Irak et en Afghanistan, voilà qu'il demande au Congrès de voter une rallonge budgétaire de 83.4 milliards de dollars pour continuer la guerre dans ces deux pays. Pendant ce temps, le Président Afghan Hamid Karzaï a proposé une loi qui autorise aux hommes de violer leurs épouses. Là je ne comprend plus rien, les soldats de la force internationale ne sont pas là bas pour y instaurer le droit des femmes? Pour ceux qui l'ont oublié, de nombreuses associations internationales ont voulu montré à tous les chefs d'etat occidentaux les exactions commises envres les femmes, mais il a fallu que les Talibans décident de détruire des statues représentant Boudha que la communauté internationale a commencé à se réveiller.

dimanche 19 avril 2009, a 14:59
Bouteflika : une victoire démocratique?

Pour la troisième fois, le Président Algérien, AbdelAzziz Bouteflika, a remporté l'élection Présidentielle. Comme à chaque victoire d'un Président démocratiquement élu (bizarre, je ne me souviens plus s'il a téléphoné à Obama) le locataire de l'Elysée s'est empressé de féliciter cette victoire. De nombreuses voix se lèvent sur le trucage. Selon l'opposition, une femme serait aller voter alors qu'elle a plus de 130 ans. Si ce n'est pas un trucage, il faudrait vite contacter le Guiness Boox des Records pour qu'elle y figure. Selon Wikipédia, le record de longévité est toujours détenue par Jeanne Calment qui avait 122 ans le jour de sa mort. Actuellement, la doyenne est américaine et s'appele Gertrude Baines. Le 6 avril dernier, elle a soufflé sa 115ème bougie.

Présentation
En ce jour où nous célébrons la victoire des Forces Françaises de la Résistance et de leurs alliés sur le fascime, j'appelle à une nouvelle résistance : celle contre le sarkozysme. Ici non seulement je publierais mes textes mais également tout texte et images. Je vous attends dès maintenant sur ce blog et sur mon msn : antisarko3480@hotmail.fr. Profitez de ce qui va être le dernier espace de liberté. Pour les pétitions, l'adresse à laquelle faire suivre la pétition est marquée dessus. De plus, pour les questions, je préférerais que vous me contactez par mail (antisarko3480@hotmail.fr) que vous me laissez des comm. merci

Envoyer un mail à l'auteur
[ antisarko3480 ]
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commentaire(s)
Accéder 7 exister Rémy (24/06/2009 04:57)

Bonne journée! gp...

Un nouveau problème SD (19/04/2009 19:24)

C'est super bie...

Le futur salon de Air France Roolian (17/04/2009 00:52)

Et vous êtes lourds ...

Le futur salon de Air France anonyme (16/04/2009 10:03)

je maintiens toujour...

Selma Lagerlöf Marie Verso (09/04/2009 08:51)

Merci pour cette bio...

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